Si certains artistes préfèrent garder pour eux le fond de leur pensée sur des sujets aussi bien politiques de que de société, ce n’est pas le cas d’Omar Sy. Le comédien, qui n’a plus de contact avec son ancien complice Fred Testot, n’hésite pas à défendre ses convictions aussi bien au fil des interviews qu’il accorde que sur son compte Twitter. Ce qui lui vaut régulièrement d’être la cible de haters lui reprochant son engagement.
Malgré les critiques, Omar Sy ne compte pas arrêter de donner haut et fort son avis. Il l’a d’ailleurs confirmé récemment dans un entretien accordé à la chaîne YouTube Oui Hustle. "Je fais avec ce que je suis, mes émotions et mes motivations. Les Rohingyas, ça me touche. Et quand tu es touché, tu te demandes ce que tu peux faire. Je le fais, parce que ça me fait du bien, j’en ai besoin. Je le fais avant tout pour moi en fait. J’ai besoin de me dire « Je vois ça et je fais quelque chose ». Cela me touche trop pour rester passif", a-t-il expliqué.
Revenant sur son soutien apporté à Assa Traoré, la sœur d’Adama Traoré (décédé en 2016 à la suite de son interpellation par la police) qui se bat pour obtenir la vérité dans cette affaire, le comédien a expliqué que la jeune femme "ressemblait à sa sœur". "Je me dis si un de mes frères vivait un truc comme ça et que je n’étais plus là, j’aimerais que quelqu’un vienne en aide à ma sœur. Elle a besoin de soutien, je la soutiens. C’est logique C’est fondamental pour moi. Mais c’est quelque chose de très personnel".
Mais ce soutien, comme d’autres apportés au fil des années, n’est pas sans conséquence pour sa carrière. Et ça, Omar Sy le sait bien et l’accepte. "Les conséquences professionnelles, je ne les calcule pas, parce que c’est personnel (…) On verra ce que ça fait, on verra ce que ça me coûte. Mais au moins, quoiqu’il arrive, je dormirai bien. Je suis en phase avec moi-même. J’assumerai la conséquence de mon action", a conclu celui qui est actuellement à l’affiche au cinéma de Tirailleurs.
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Clara Kolodny