C’est un voyage qui a profondément marqué Sean Penn. Quelques jours après le lancement de l’invasion russe en Ukraine, le réalisateur a repris la route pour Kiev afin de filmer le conflit de l’intérieur pour un documentaire produit par Vice. Un projet qu’il avait déjà commencé à tourner sur place en novembre dernier et qu’il a repris dès que la guerre a éclaté. « Aujourd’hui, Sean Penn fait partie de ceux qui soutiennent l’Ukraine en se trouvant en Ukraine. Notre pays lui est reconnaissant pour une telle manifestation de courage et d’honnêteté », confiait à l’époque la présidence du pays dans un message posté sur Facebook.
Après avoir soutenu le pays de Volodymyr Zelensky derrière une caméra, l’acteur et réalisateur est prêt à passer à la vitesse supérieure. Interrogé dans Hollywood Authentic, il a confié qu’il réfléchissait sérieusement à rejoindre le combat contre l’armée de Vladimir Poutine. « Si vous êtes allés en Ukraine, [se battre] vous traverse l’esprit. Et vous vous dites : ‘En quel siècle sommes-nous ? J’étais à une station essence à Brentwood l’autre jour et là je pense prendre les armes contre la Russie. Mais qu’est-ce qu’il se passe ? », s’est-il interrogé. « J’ai l’intention de retourner en Ukraine, mais je ne suis pas un idiot et je ne suis pas certain de ce que je peux offrir. Je ne passe pas mon temps à écrire au président et à son équipe alors qu’ils sont en état de siège et que leur peuple est en train d’être assassiné », a-t-il ajouté en précisant que le moment venu, il n’enverrait qu’un message à un cadre du gouvernement pour lui demander ce qu’il peut faire et s’il doit venir ou non pour aider avec l’ONG qu’il a cofondée et qui œuvre dans les zones de guerre ou touchées par de graves désastres.
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Si le comédien œuvre sur le plan humanitaire notamment à la frontière polonaise, il est prêt à transformer son engagement en mission militaire quitte à donner sa vie pour le pays. « Je n’ai jamais aimé les journalistes de guerre qui restent des mois ou des années sur place. Et je ne suis pas non plus un soldat. Statistiquement, je n’ai jamais pris de risques. (…) La seule raison possible pour rester plus longtemps en Ukraine serait que je tienne un fusil. Et probablement sans gilet pare-balles parce qu’en tant qu’étranger, on veut donner ce gilet à un des combattants civils qui n’en pas, à un combattant qui a plus de compétences que moi ou à un(e) jeune qui pourrait se battre plus longtemps », a-t-il confié.
Clara Kolodny