Gilbert Collard balance sur des députés : « Les plus virils regardent des trucs pornos à l’assemblée »

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 17:30
Lafargue Raphael/ABACA
Député pendant près de 8 ans, Gilbert Collard ne garde pas de bons souvenirs de ses années passées sur les bancs de l’Assemblée. Et il vient de révéler pourquoi en pointant du doigt les comportements des autres élus.

De passage mardi dans On marche sur la tête pour faire la promotion de son nouveau livre, Indéfendables mémoires… Un demi-siècle d’une carrière émaillée des plus grandes affaires judiciaires, Gilbert Collard est revenu sur sa longue carrière en politique qu’il regrette d’ailleurs amèrement, comme il l’a confié à Cyril Hanouna. 

Gilbert Collard balance sur les députés devant Cyril Hanouna

"Ne faites pas de politique", a ainsi martelé l’ancien député européen du RN et député à l’Assemblée nationale en qualifiant de "pire erreur de sa vie" ses années passées à faire de la politique. Gilbert Collard a d’ailleurs un avis particulièrement tranché sur le comportement des élus dans l’hémicycle. "Tu ne sers à rien. Tu parles dans le vide. Ils font semblant d’écouter. Ils n’écoutent pas ! Les plus virils regardent des trucs pornos, les moins virils font du tricot. Tu ne sais plus où tu es. J’en ai vu arriver bourrés… Complètement bourré", a-t-il poursuivi en avouant être lui-même déjà arrivé "un peu gai" à l’Assemblée. Gilbert Collard a eu le même avis tranché lorsqu’il aborde l’état de la France. "C’est un pays foutu (…) il y a une incapacité absolue du monde politique, du monde intellectuel et du monde des commentateurs à trouver des solutions", a-t-il affirmé mardi sur Europe 1.

Des députés drogués à l’Assemblée

Gilbert Collard n’est pas le premier à critiquer les hommes politiques actuels. En 2023 par exemple, la députée Caroline Janvier dénonçait publiquement, dans un entretien accordé à Paris Match, les dérives auxquelles elle a pu assister. Elle évoquait par exemple "des soirées où la drogue circule" ou encore des "fins de sessions parlementaires où il y a une consommation excessive d’alcool". "La politique fabrique des comportements déviants. (…) Les séances de nuit, qui n’ont aucun sens, avec le rythme de vie, la pression de l’agenda, des médias avec qui on n’a pas le droit à ­l’erreur. Soit vous avez une excellente hygiène de vie, soit vous prenez quelque chose pour tenir", affirmait-elle également en précisant malgré tout qu’il n’y avait "pas plus de vices à l’Assemblée qu’ailleurs".

Par
Clara Kolodny