Gêné, Emmanuel Macron refuse de qualifier Vladimir Poutine de “dictateur” sur TF1 : “Ce n’est pas en l’insultant…”

Publié le 15 mars 2022 à 7:49
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Gilles Bouleau a posé une question délicate à Emmanuel Macron dans "La France face à la guerre" ce lundi 14 mars en prime sur TF1.

Emmanuel Macron était l’un des huit candidats à l’élection présidentielle invités à s’exprimer dans La France Face à la Guerre en première partie de soirée et en direct sur TF1 ce lundi 14 mars. En accueillant l’actuel président de la République lors de cette soirée consacrée à l’Ukraine, Anne-Claire Coudray a rappelé qu’à Marioupol, ville actuellement assiégée par la Russie, "il y a des milliers d’habitants qui en sont réduits à faire fondre de la neige pour boire". Celui qui se présente pour un deuxième mandat à l’Élysée a répondu à la journaliste qu’elle avait "raison" de rappeler "l’horreur de cette guerre qui est sur notre sol européen et qui est le choix de la Russie et de Vladimir Poutine. C’est une agression contre la nation ukrainienne". Emmanuel Macron a ensuite expliqué que l’Europe essaie de "stopper cette guerre sans faire la guerre" en trouvant avec Vladimir Poutine "des accords au sein de nos désaccords".

Gilles Bouleau a ensuite lui aussi posé une question frontale : "Un mot de vocabulaire très précis : Vladimir Poutine est-il un dictateur ?". Après un court instant de réflexion, Emmanuel Macron a d’abord tenté la langue de bois, embarrassé : "Formellement, non, puisque c’est un système…". Mais il a été coupé par le présentateur de TF1. "Il ne s’est jamais inscrit dans une constitution", a précisé ce dernier. Le président français a alors opté pour la transparence en expliquant pourquoi il ne préférait pas employer ce terme : "Je dirais que de là où je suis, le plus important n’est pas que je le qualifie, si vous m’autorisez ça. J’essaie de protéger notre pays d’une escalade de la guerre, j’essaie de protéger nos valeurs que sont la démocratie (…). Donc ce n’est pas en l’insultant ou en le qualifiant que je serai plus efficace". "Vous n’avez pas envie de brûler vos vaisseaux", a réagi Gilles Bouleau, faisant sourire Emmanuel Macron. "C’est un bon résumé", a-t-il confirmé, amusé.

Hugo Mallais

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