Jacinda Ardern quitte ses fonctions de Premier ministre de la Nouvelle-Zélande.
La femme politique a fait cette annonce inattendue lors du caucus annuel de son parti jeudi, heure locale, en précisant qu’elle ne se représentera pas et quittera son rôle au plus tard le 7 février.
"Je sais ce que ce travail exige. Et je sais que je n’ai plus assez d’énergie pour lui rendre justice. C’est aussi simple que cela", a annoncé Jacinda Arden.
Elle a expliqué qu’elle avait pris cette décision après avoir réfléchi pendant les vacances d’été à la question de savoir si elle avait assez d’énergie pour continuer à diriger le pays jusqu’aux prochaines élections générales, prévues le 14 octobre.
"J’avais espéré trouver ce dont j’avais besoin pour continuer pendant cette période mais, malheureusement, ce n’est pas le cas, et ce serait rendre un mauvais service à la Nouvelle-Zélande que de continuer”.
Jacinda Ardern a déclaré qu’après sa démission, elle espère passer plus de temps avec son partenaire Clarke Gayford et leur fille Neve, qu’ils ont accueillie en 2018.
Elle a ajouté qu’elle ne chercherait pas à se faire réélire et qu’elle ne se présenterait pas comme un futur chef du Parti travailliste. Le Parti travailliste a une semaine pour trouver un nouveau chef de parti bénéficiant de plus de deux tiers de soutien, selon The Guardian.
Jacinda Ardern a été élue Premier ministre en 2017 à l’âge de 37 ans – devenant ainsi la plus jeune femme chef de gouvernement au monde.
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Elle a notamment dirigé la nation à travers l’une de ses pires fusillades de masse avec l’attaque terroriste contre deux mosquées de Christchurch en 2019. Elle a également dirigé la Nouvelle-Zélande lors de la pandémie de COVID, mettant en place une réglementation stricte pour tenter d’éradiquer le virus en exigeant que les voyageurs entrant dans le pays soient mis en quarantaine dans des hôtels spécialisés.
Cependant, la Première ministre a également été critiquée pour ces mêmes restrictions COVID et ses politiques économiques dans un contexte d’inflation croissante.
Les sondages réalisés en Nouvelle-Zélande en octobre ont montré que le Parti travailliste était légèrement distancé par le Parti national.
Mélissa Tellaa