« Ce monde-là me débecte ! » : le coup de gueule de Christiane Taubira contre Emmanuel Macron et les grands patrons (VIDEO)

Publié le 17 mai 2023 à 7:19
Capture d'écran TMC
Invitée mardi soir de Quotidien, l’ancienne Garde des Sceaux Christiane Taubira n’a pas caché son dégoût face à certains représentants du monde politique mais aussi face aux travers de notre monde actuel.

C’est à Versailles ce lundi qu’Emmanuel Macron a reçu plus de 200 grands patrons à la tête de multinationales étrangères. Un sommet baptisé "Choose France" lors duquel plus de 13 milliards d’euros d’investissements étrangers en France ont été annoncés.

Une bonne nouvelle pour certains économistes, mais pas forcément pour Christiane Taubira qui pointe du doigt le fait que tout cet argent ne bénéficiera d’aucune façon aux Français, notamment aux plus modestes. "C’est dans ce monde-là qu’on vit ! On fait travailler les gens jusqu’à 64 ans, il y a des millions de pauvres dans ce pays, des enfants dont le seul repas est à la cantine… On voit ces investissements-là ailleurs. La pauvreté et la misère ne reculent pas", a-t-elle dénoncé mardi soir dans Quotidien (TMC).

"On voit ces puissants-là, qui sont intouchables ! Ils ont toutes sortes d’exonérations fiscales concevables et inimaginables… Et on réduit les services, on ne rémunère pas convenablement les personnes qui ont des travaux pénibles. On nous invente qu’il faut trouver des milliards mais on ne va pas les chercher là où ils sont. Moi ce monde-là, pardon, mais il me débecte", a-t-elle poursuivi en faisant de grands signes d’exaspération.

Invitée à préciser sa pensée, l’ancienne ministre de la Justice a pointé du doigt le fait que si ces entreprises créent de l’emploi, elles seront capables de réduire leur masse salariale dès que leurs actionnaires voudront davantage de rémunérations ou que les dirigeants chercheront des marges plus importantes. "Oui ils investissent aujourd’hui, mais ils le font avec la seule préoccupation d’en tirer des bénéfices et le plus possible non pas pour les salaires et partager les résultats de la compétitivité, mais pour partager des dividendes", a-t-elle asséné.

Clara Kolodny

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