La NFL et Apple Music ont trouvé leur nouvelle tête d’affiche ! Après Kendrick Lamar, c’est Bad Bunny qui assurera le show de la mi-temps du Super Bowl, le 8 février 2026, au Levi’s Stadium de Santa Clara, en Californie. L’annonce, officialisée le dimanche 28 septembre par Apple Music et Roc Nation, confirme l’ascension, irrésistible, de la star portoricaine du reggaeton, aujourd’hui l’un des artistes les plus populaires au monde. Dans un communiqué relayé par The Guardian, Bad Bunny a expliqué ce que représentait pour lui cette opportunité unique.
Un choix artistique… et politique pour Bad Bunny
"Je vais le faire pour tous ceux qui ont posé les premiers jalons, et travaillé pour que je puisse en arriver là, à marquer ce touchdown. C’est pour mon peuple, ma culture, notre histoire. Allez, va dire à ta grand-mère que nous allons être sur scène pour la mi-temps du Super Bowl", a-t-on pu lire. Si ce show s’annonce spectaculaire, il a également une portée symbolique car lors de sa tournée actuelle, Bad Bunny a fait le choix de ne pas se produire aux États-Unis. Une décision qui a nourri beaucoup de spéculations…
Interrogé par le magazine I-D, le chanteur avait tenu à préciser ses motivations : "Il y avait beaucoup de raisons pour lesquelles je n’ai pas joué aux États-Unis, et aucune n’était liée à la haine – je m’y suis produit de nombreuses fois. Tous ces concerts ont été des succès". Il insistait d’ailleurs sur l’importance du lien avec son public : "Tous ont été magnifiques. J’ai adoré me connecter aux Latinos qui y vivent. Mais spécifiquement pour une résidence ici, à Porto Rico, qui est un territoire non incorporé des États-Unis…". Derrière cette décision, il y a aussi une inquiétude bien réelle, comme il l’a confié à I-D : "Mais il y avait cette question : genre, p*tain, ICE pourrait être dehors [de mon concert]. Et c’est quelque chose dont on a beaucoup parlé, et qui nous inquiétait".
Un proche de Trump menace le chanteur
Corey Lewandowski, ancien conseiller influent des campagnes de Donald Trump en 2016 et 2024, désormais lié au Département de la Sécurité intérieure, a confirmé la présence d’agents de l’ICE (Immigration and Customs Enforcement) lors de l’événement en janvier prochain. Interrogé dans le podcast The Benny Show le 1er octobre, il a assuré que les forces de l’immigration interviendront bien : "Il n’existe aucun endroit où les personnes présentes illégalement dans ce pays peuvent bénéficier d’un refuge. Pas au Super Bowl et nulle part ailleurs. Nous vous retrouverons, nous vous arrêterons, nous vous placerons dans un centre de rétention et nous vous déporterons".
Et de préciser : "Sachez que c’est une situation très réelle sous cette administration, ce qui est contraire à ce qui se faisait auparavant". Lors de la même intervention, Corey Lewandowski n’a pas caché son opposition au choix du rappeur portoricain pour ce show planétaire, qualifiant même sa sélection de "honteuse". "C’est tellement honteux qu’ils aient décidé de choisir quelqu’un qui semble détester autant l’Amérique pour la représenter lors du match de mi-temps", a-t-il déclaré. Avant de nuancer : "Nous devrions essayer d’être inclusifs, pas exclusifs. Il y a plein de très bons groupes et artistes qui pourraient jouer à ce spectacle et qui auraient pour but de rassembler les gens plutôt que de les diviser".
"Il y aura une présence de l’ICE au concert de Bad Bunny pendant le Super Bowl"
Le présentateur Benny Johnson a alors souligné : "Je crois que vous allez faire un peu de bruit ici Corey, en disant qu’il y aura une présence de l’ICE au concert de Bad Bunny pendant le Super Bowl". Ce à quoi Lewandowski a répondu : "Ce sera partout. Partout où Bad Bunny joue… Écoutez, s’il y a des clandestins, peu importe si c’est un concert de Johnny Smith, de Bad Bunny ou de n’importe qui d’autre, nous allons intervenir partout parce que nous voulons assurer la sécurité des Américains". Corey Lewandowski a conclu en rappelant que cette politique venait directement de Donald Trump : "C’est une directive du président, et si vous êtes dans ce pays illégalement, faites-vous une faveur : rentrez chez vous, nous vous paierons le billet d’avion. Quittez le pays et vous aurez la chance de revenir légalement".