“Au secours !” : Caroline Roux revient sur son interview très compliquée du président Emmanuel Macron (VIDEO)

Publié le 29 janvier 2024 à 16:45
La journaliste de France 2 a dû prendre su elle pour garder son sang froid et rester "concentrée", a-t-elle confié sur France 5.

Interviewer Emmanuel Macron a été "une des choses les plus dures à faire" de sa carrière. C’est ce qu’a dit Caroline Roux, qui a interviewé plusieurs fois le président de la République, notamment lors du 14 juillet 2022 puis en octobre 2022 dans L’événement sur France 2. Lors de ces deux entretiens, la journaliste a fait face à la même difficulté, celle de… ne pas avoir le temps de poser ses questions ! Très bavard, Emmanuel Macron l’empêchait en effet de faire son travail en monopolisant la parole, au point de contraindre Caroline Roux à le recadrer.  "Il y a un moment donné, il va falloir que je pose des questions", avait-elle lâchée, frustrée.

En revoyant ces images dans C Médiatique sur France 5 ce dimanche 28 janvier 2024, la journaliste a de nouveau ressenti cet agacement. "Aaaahhh !", s’est-elle écrié, les doigts posés sur son menton, avant d’analyser sa gestuelle face au président. "Ça, ça veut dire ‘au secours ! Mets la pédale sur le frein, s’il te plaît’ !", a-t-elle expliqué en tendant les bras vers l’avant, les doigt écartés, avant de confirmer qu’elle n’aurait pas eu autant de patience avec une autre personnalité politique. "Bien sûr que non. Il y a des choses que je me serais peut-être autorisées avec un autre interlocuteur, que je ne peux pas (faire) parce que c’est la parole du chef de l’État. Comme, par exemple, être un peu plus ferme sur la manière de lui couper la parole, en disant : ‘bon, écoutez, ça va, vous allez faire l’interview tout seul’. Ça m’est arrivé d’y aller vraiment franco. Là, on ne peut pas, parce qu’on respecte la fonction". 

D’autant plus que la pression est décuplée dans cet exercice. "J’espère que, quand je reviendrai, je serai toujours journaliste", a-t-elle dit à ses enfants avant d’interviewer le président de la République le 14 juillet 2022. Pour Caroline Roux, un simple "regard agacé à un moment où il y a un plan de coupe" aurait pu lui coûter cher. "C’est arrivé à certaines de mes consoeurs, et vous prenez trois ou quatre ans de ‘ah mais qu’est-ce qu’elle est agressive’, ou alors une question mal calibrée, un mauvais chiffre, se planter, se tromper…". Être "dans l’absolue concentration" était donc impératif, sous peine de subir le "déchaînement des réseaux sociaux et l’empressement que vont avoir certains à considérer que vous n’êtes pas au niveau".

Par
Hugo Mallais