« Zéro Arabe et zéro Noir » : Hakim Jemili dénonce le manque de mixité sur les plateaux de cinéma

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:35
Christophe AUBERT / TELE 7 JOURS
À l'affiche de la comédie Adieu Jean-Pat qui sort ce mercredi 3 septembre au cinéma, Hakim Jemili a partagé un constat cinglant sur le milieu du 7e art.

Hakim Jemili enchaîne un nouveau projet sur grand écran. Ce mercredi 3 septembre, le comédien est à l’affiche du film Adieu Jean-Pat, réalisé par Cecilia Rouaud. C’est la quatrième fois en 2025 que l’humoriste apparaît au cinéma, lui qui a déjà joué dans Mercato, Le Routard et L’amour, c’est surcôté.

Hakim Jemili dénonce l’absence de mixité dans le cinéma

Dans Adieu Jean-Pat, Hakim Jemili incarte le rôle d’Étienne, 35 ans qui apprend la mort de son ami d’enfance Jean-Pat. Un décès qui ne bouleverse pas Étienne, lui qui se souvient d’avoir été martyrisé par Jean-Pat par le passé. Toutefois, c’est bien Étienne qui doit organiser contre son gré l’enterrement de Jean-Pat. Dans un entretien paru dans Le Parisien ce mercredi 3 septembre, Hakim Jemili a expliqué pourquoi il avait été séduit par ce projet : "Les enterrements, ça peut être des moments très drôles ou très forts. Le dernier auquel j’ai assisté, c’est celui de la maman de ma femme. C’était un souvenir extraordinaire, d’émotion et de rigolade."

Les gens font toujours travailler les mêmes

Au cours de son interview, Hakim Jemili a été interrogé sur sa vision du monde du cinéma, lui qui a déclaré par le passé sur le milieu humoristique était celui où il y avait le moins de discrimination à Franceinfo : "Il y a évidemment de la discrimination, comme dans tous les métiers du monde. C’est le métier artistique dans lequel il y en a le moins parce que c’est le public qui choisit. Tu postes une vidéo de toi sur Internet et si les gens aiment, ils achètent un ticket. Donc, peu importe tes origines, peu importe qui tu es, si c’est marrant, c’est marrant, si ce n’est pas marrant les gens ne viennent pas." Dans Le Parisien, Le comédien âgé de 36 ans est loin de partager le même constat dans le 7e art : "Sur les plateaux où j’ai travaillé, la plupart du temps, il y avait zéro Arabe et zéro Noir. Il y a de vieux réflexes : les gens font toujours travailler les mêmes."

Par
Benoît Lesueur