“Vous avez commis un génocide” : Le roi Charles III pris à partie par une sénatrice au parlement australien

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 17:32
News Licensing/ABACA
En visite au Parlement australien, le roi Charles III s'est fait interpeller, ce lundi 21 octobre, par une sénatrice aborigène criant des slogans anti-coloniaux. 

Ce lundi 21 octobre, la sénatrice aborigène Lidia Thorpe a pris à partie le roi Charles III lors de sa visite au Parlement australien. La femme politique de 51 ans a crié des slogans anti-coloniaux qui ont fait grand bruit. Pour rappel, l’Australie est indépendante vis-à-vis du Royaume-Uni depuis 1901, mais n’est jamais devenue une république à part entière puisque le roi d’Angleterre reste chef de l’État. Actuellement en visite en Australie, ce dernier doit passer neuf jours dans le plus grand pays d’Océanie et aux Samoa, soit sa première grande tournée à l’étranger depuis l’annonce de son cancer en février dernier. En déplacement donc à Canberra, le monarque qui devait prononcer un discours s’est vu être interrompu. 

Charles III qualifié de "génocidaire"

La journaliste spécialisée en royauté, Emily Ferguson du Daily Express, a rapporté les faits. "J’ai remarqué que le roi était resté tout à fait calme pendant l’incident, se tournant vers le Premier ministre Anthony Albanese, assis à ses côtés, pour lui parler", a-t-elle indiqué sur X, ancien Twitter. La sénatrice avait lancé : "Vous n’êtes pas mon roi. Vous avez commis un génocide contre notre peuple. Rendez-nous nos terres. Rendez-nous ce que vous nous avez volé : nos os, nos crânes, nos bébés, notre peuple. Vous avez détruit nos terres. Donnez-nous un traité. Nous voulons un traité dans ce pays. Vous êtes un génocidaire".

Conduite vers la sortie par des agents de sécurité, Lidia Thorpe, a conclu d’un "J’emm*rde les colonies !". "Environ une minute après l’expulsion de Mme. Thorpe de la salle, le roi et la reine ainsi que d’autres représentants officiels ont quitté les lieux. Ils sont sortis pour rencontrer des Australiens avant d’être emmenés vers leurs prochains engagements", a précisé Emily Ferguson. Sur X, la sénatrice de l’Etat de Victoria a réclamé un "traité" et de se confier en quelques mots au média Sky News : "Les vrais souverains de ce pays, c’est nous. Le roi n’est pas notre souverain. Le roi vit dans votre pays, il vient de votre pays. Il ne peut pas être notre roi""Il y a des milliers de sites de massacres dans ce pays, à cause des invasions, et quelqu’un doit en répondre. Le successeur, c’est lui. Alors c’est à lui d’en répondre. Nous n’avons plus de terres, votre roi et ses prédécesseurs nous les ont volées, et nous voulons les récupérer", a-t-elle fini de détailler. 

Par
Kahina Boudjidj