Victoria Abril accusée de violences sexuelles : « C’est une femme d’un autre temps » pour Marilou Berry

Publié le 19 janvier 2024 à 10:32
Oscar Fuentes/ Sopa Images/SPUS/ABACAPRESS.COM
La comédienne, qui est très proche de Victoria Abril, vient d’être interrogée sur les accusations portées à l’encontre de cette dernière par Lucie Lucas. L’occasion pour elle de rappeler qu’elle soutient la libération de la parole.

Voir le nom de Victoria Abril parmi les signataires de la tribune défendant Gérard Depardieu, sa présomption d’innocence et son importance pour le monde de l’art a provoqué la colère de Lucie Lucas. Dans un message posté sur Instagram, elle a ainsi attaqué frontalement celle qui jouait sa mère dans la série Clem sur TF1. "Victoria… Tu veux qu’on parle de tes nombreuses agressions y compris sexuelles envers tes partenaires ? A y réfléchir, je ne suis pas surprise que tu aies signé ce torchon… Tu flippes toi aussi, et à y réfléchir tu as bien raison", a-t-elle écrit.

La présence de Victoria Abril dans les signataires de cette tribune polémique n’a pas choqué que Lucie Lucas. Marilou Berry, qui connaît très bien l’actrice espagnole, a eu la même réaction que sa consœur comme elle vient de l’avouer au Parisien/Aujourd’hui en France. Et pour cause. "Je connais très bien Victoria : j’ai tourné avec elle, elle a fait Gazon maudit avec ma mère, j’ai passé des vacances avec ses enfants. C’est une femme extrêmement libre, féministe, qui envoie chier, ne se laisse pas marcher sur les pieds… Et, en même temps, c’est aussi une femme d’un autre temps", a-t-elle confié.

Confirmant ne plus pouvoir "entendre certains discours", la fille de Josiane Balasko précise comprendre malgré tout que pour des actrices de cette génération, "c’est très dur de se retourner contre un système qui vous a utilisée". "Toutes les actrices de son époque ont vécu des mains au cul et ont fermé leur gueule parce que sinon elles ne travaillaient plus", glisse-t-elle ainsi.

Lorsque la journaliste la relance sur ce qu’elle pense des accusations lancées par Lucie Lucas, Marilou Berry préfère garder une certaine réserve. "Ce que je soutiens, ce n’est pas cette accusation dont je ne connais pas les détails : je soutiens le fait que la parole se libère", souligne-t-elle en rappelant que défendre les victimes ne signifie pas "bafouer la présomption d’innocence".

Par
Clara Kolodny