La Une de la discorde. Le 6 avril dernier, le magazine Playboy a choisi de mettre en couverture et d’accorder une interview à la secrétaire d’État chargée de l’Économie sociale et solidaire, Marlène Schiappa. Depuis, les critiques de la part d’anonymes et d’une partie de la classe politique pleuvent. Même parfois dans le propre camp de la ministre. En effet, Isabelle Rome, ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, a ouvertement critiqué la démarche de sa collègue dans les colonnes du Figaro. "Pourquoi avoir choisi Playboy pour faire avancer le droit des femmes alors que ce magazine est un condensé de tous les stéréotypes sexistes ? Nous sommes en plein dans la culture de la femme-objet", avait-elle déploré en préambule, avant d’aller plus loin dans la critique. "Défendre les droits des femmes dans Playboy reviendrait à lutter contre l’antisémitisme en accordant un entretien à Rivarol (journal d’extrême droite, Ndlr)", avait-t-elle en effet continué. Une critique qui n’a vraisemblablement pas plu à la principale intéressée, laquelle s’est exprimée dans un SMS virulent, publié par nos confrères du Canard Enchaîné. "Ne pas avoir de notoriété, ce n’est pas grave en politique. Ne pas avoir d’action concrète, déjà plus", aurait ainsi écrit Marlène Schiappa dans un texto.
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"Tu n’es qu’un sac de seconde main. Trouve le courage de me rappeler plutôt que de parler dans mon dos", aurait également écrit la Secrétaire d’État chargée de l’Économie sociale et solidaire et de la Vie associative, dans des propos rapportés par Gala. Ce mardi 18 avril, sur le plateau de TPMP, c’est Ségolène Royal qui avait taclé Marlène Schiappa pour sa Une de Playboy. "Qu’est-ce que c’est qu’être ministre ? Si elle n’était pas ministre, elle fait ce qu’elle veut. Mais être ministre, c’est avoir un devoir d’exemplarité quelque part", avait lancé l’ancienne candidate aux élections présidentielles. "Poser dans un journal dont le fondateur est quand même un sale type puisqu’il y a eu des problèmes d’agressions sexuelles etc… Un journal qui fait quand même du corps des femmes une marchandise. Quand on est ministre, quand on est mère de famille en plus, non, on ne fait pas ça. On ne choisit pas ça. En plus, un journal qui était en cours de faillite", avait-t-elle continué. L.C