"Je ne regrette pas". Interrogée en mai dernier, dans C à vous, sur les violences commises dans un restaurant sur Edwy Plenel, Maïwenn bottait en touche, refusant de parler d’autre chose que de sa dernière réalisation Jeanne du Barry. C’est finalement ce week-end, dans la dernière édition du Journal du Dimanche, que l’actrice et cinéaste a enfin expliqué les raisons de son geste.
Reconnaissant avoir bien agressé le journaliste de Mediapart, elle explique sortir du silence pour "remettre un peu de contexte et d’humanité, et peut-être aussi quelques points sur les i". Alors que certains clamaient qu’elle reprochait à Mediapart les enquêtes faites sur les accusations de viol, harcèlement et agression sexuelle contre Luc Besson, Maïwenn réfute cette version et explique que le problème est plus personnel.
Elle explique avoir rencontré en 2008 un des journalistes de Mediapart et l’avoir interrogé sur le fait de ne jamais avoir été contactée pour leur enquête sur Luc Besson. La journaliste en charge de cette dernière lui envoie un message peu après prouvant qu’elle a tenté de la joindre mais sur une ancienne adresse. "Je suis étonnée qu’elle ne se soit contentée que d’un vieux mail, alors que je suis joignable via les réseaux sociaux et mon agent".
Elle rencontre finalement la journaliste lors d’un rendez-vous informel. "Elle me décrit un homme que je ne connais pas. Je ne suis plus intime avec lui, nous avons juste des rapports cordiaux liés à la parentalité. (…) Luc est accusé d’actes graves, je ne me permets donc aucun jugement", assure -t-elle dans le JDD.
Le "viol moral" subi par Maïwenn
Si Maïwenn voulait rester en dehors de cette affaire, elle est finalement convoquée par la police judiciaire en 2020 et a été contrainte de raconter notamment "l’intimité et les rapports sexuels" avec Luc Besson. Problème, son audition censée rester confidentielle a été en partie publiée par Paris Match avant que des extraits, "tous à charge et utilisés de manière orientée" selon Maïwenn, ont été repris par Mediapart. "Dans ma vie c’est un cataclysme. J’ai ressenti un viol moral".
"Si rien ne justifie que l’on s’en prenne à un journaliste, rien ne justifie que l’on viole l’intimité d’une femme, qu’on trompe sa confiance. (…) Au fond de moi, je ne peux pas m’empêcher de penser que mon geste est bien peu par rapport à ce que j’ai subi", poursuit-il en précisant qu’Edwy Plenel lui a demandé des excuses. "J’ai proposé une discussion. Il a refusé. Il ne veut pas discuter ni chercher à comprendre, mais simplement que je m’incline".
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Clara Kolodny