Ce mercredi 3 mai Jordan De Luxe recevait Pierrette Brès sur le plateau de l’émission Chez Jordan. A cette occasion la journaliste hippique est revenue sur ses 40 ans de carrière, et notamment sur ses débuts à la télévision marqués par la « misogynie » et sa brouille avec Léon Zitrone, visage du JT de France 2 (antenne 2 à l’époque). En effet, ce dernier voyait « d’un mauvais œil » l’arrivée de celle qui a été la première femme à animer des courses hippiques au petit écran en « piétinant ses plates-bandes » explique-t-elle parce qu’il « avait peur ».
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Pierrette ajoute que l’animateur lui a, en effet, fait « la guerre » pendant des années et de revenir sur l’une de leur collaboration : « Il présentait le journal de 20h et de 13h le week-end, il y avait un prompteur sur lequel on mettait tout, moi comme tout le monde je mettais mon texte aussi même si je ne le regardais pas, je le connaissais. Lui, il ne connaissait pas mon texte mais il lisait le prompteur, donc il faisait mon lancement mais il continuait à parler sur moi, juste pour me déstabiliser » se rappelle la chroniqueuse.
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Léon Zitrone a fini par parvenir à ses fins. Harcelée, Pierrette avoue avoir un jour « quitté le plateau en pleurs et manque de pot il y avait Jean-Pierre Elkabbach qui était là » confie-t-elle. Le directeur de l’information d’Antenne 2 en 1977, a en effet convoqué Pierrette dans son bureau, en lui disant « qu’est-ce qui vous a pris, vous avez mis mon journal en péril, avec votre crise de nerfs » et la journaliste de se défendre « je n’en peux plus. Léon Zitrone, me cherche et me casse en même temps ». Jean-Pierre Elkabbach lui rétorquera « d’avoir les nerfs plus solides ». Une situation qui a contraint la journaliste hippique à s’arrêter quelques jours, mais en obtenant l’appui de sa direction puisque Pierrette explique « il en avait aussi marre de Léon, moi je suis restée et c’est lui qui est parti » s’amuse-t-elle. Quelques années plus tard, lors d’un dîner, Pierrette confrontera enfin Léon Zitrone, grand fan d’hippisme, qui avouera qu’il s’était senti menacé par son arrivée à ses côtés « j’ai tout de suite compris que vous étiez une femme jockey, je savais que vous connaissiez tout sur les chevaux. Vous m’aviez fait peur et moi, Madame, j’ai des enfants à nourrir » se souvient-elle avant de conclure « voilà, c’était un petit minable ! »
Thierry Claude