L’histoire d’Anne, qui a témoigné dans Sept à Huit sur TF1 dimanche après avoir été arnaquée de 830 000 euros par un homme se faisant passer pour Brad Pitt sur les réseaux sociaux, a suscité bien peu d’indignation ou de compassion. Sur la Toile, une grande vague de moquerie a déferlé, prenant de l’ampleur au fil des jours…
Sept à Huit (TF1) retire le reportage consacré à Anne
Le cyber-harcèlement a été tel que Anne, qui accuse l’émission d’avoir menti à son sujet pour la ridiculiser, a demandé à TF1 de retirer le reportage des plateformes de replay. La chaîne a, exceptionnellement, répondu positivement à sa requête tant le sujet était commenté de manière malveillante. "C’est un peu trop facile de transformer une victime en andouille. Il faut d’abord considérer cette femme comme une lanceuse d’alerte. (…) Cette femme a eu du courage. Mais ce courage n’est pas récompensé aujourd’hui", a réagi le producteur et directeur de la rédaction du magazine de la Une.
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Le coup de gueule de Harry Roselmack
Face au buzz, des célébrités telles que Vianney ont souhaité apporter leur soutien à la victime. Le porte-parole de Brad Pitt a même pris la parole. Mais l’affaire attriste surtout l’animateur de Sept à Huit, Harry Roselmack, qui a dénoncé ce jeudi 16 janvier l’inversion des rôles qui transparait dans les messages publiés par les internautes. "Je voyais bien que les vilains des bandes dessinées de mon enfance sont devenus des héros de films aujourd’hui, mais je ne m’étais pas rendu compte à quel point cela (et le partage de la diffusion de l’information via les réseaux sociaux) révélait un nouvel état d’esprit de masse. Pour l’opinion publique, être gentil, ‘naïf’, sont les pires tares qui soient, devant la méchanceté… Les faibles sont moqués, humiliés en place publique quand les roublards, les manipulateurs et les profiteurs sont susceptibles d’être admirés… Pfffff !… On part de loin, les amis !", déplore le journaliste, dépité, décrivant avec amertume "une société pit-bull".