Scandale chez Miss Belgique : Une candidate exclue après avoir été accusée de proposer des photos dénudées contre des votes

Publié le 23 août 2023 à 12:52
Instagram / florepensaert
Flore Pensaert, qui était en lice pour l'élection de Miss Belgique, a été exclue par conseil d’administration du concours de beauté. La femme de 25 ans est accusée d'avoir proposé des photos dénudées en échange de votes.

L’élection de Miss Belgique 2024 se retrouve dans la tourmente. La polémique débute le 18 juillet dernier, lorsque le quotidien belge HLN rapporte que Flore Pensaert, candidate du concours de beauté, aurait promis d’envoyer des photos dénudées en échange de votes en sa faveur pour remporter la couronne au mois de février prochain. Pas de quoi créer un scandale pour la principale intéressée, qui avait assuré qu’elle ne faisait "pas de photos vulgaires ou de contenu explicite, ni de porno", mais des clichés "en combinaison", elle qui est spécialisée dans le travail de "nu artistique".

Néanmoins, Darline Darvos, présidente du comité Miss Belgique, a exigé que Flore Pensaert retire de son compte Instagram ses diverses photos en lingerie et autres petites tenues. Cette dernière a refusé de céder à la pression et a continué de partager son contenu sur les réseaux sociaux tout en s’adressant à ses détracteurs le 20 juillet dernier : "Les photos d’où commencent toutes ces histoires", lance dans un premier temps la mannequin, en légende de clichés d’elle en bikini concernés par l’affaire d’échange contre des votes. La Belge de 25 ans s’est ensuite adressée à ses détracteurs : "Mon œuvre d’art nue ne sera jamais utilisée pour obtenir plus de votes dans une compétition, même si elle brise des tabous. Pour la simple raison que je suis consciente de ce que la société pense du nu, et je ne voudrais pas qu’une participante se sente obligée de faire du nu pour obtenir des votes alors que ce n’est pas son travail et qu’elle ne choisirait pas de le faire en dehors d’un concours. Être un modèle d’art nu est une passion que l’on ne devrait jamais pratiquer sous pression. Mon travail de nu sera toujours artistique et ne sera jamais utilisé de manière sexualisée ou pour gagner des concours. Il n’y a pas de honte à avoir pour les travailleurs du sexe, ils sont tout aussi valables que vous et moi, mais ce n’est pas la nature de mon travail et ce que je cherche à être. Les mannequins d’art de l’art nu donnent un excellent exemple de confiance en soi et d’amour de soi. Soyez fiers de votre corps, c’est votre seul vaisseau dans cette vie et il ne sert à rien de le critiquer !"

En dépit des explications de Flore Pensaert, le conseil d’administration de Miss Belgique a pris la décision d’exclure la candidate de la prochaine édition du concours de beauté. "Les photos de nu lors d’une participation à notre élection sont absolument inacceptables. Après une concertation interne, nous avons décidé de mettre fin à notre collaboration avec Flore", avait justifié Darline Darvos. Face à cette décision, Flore Pensaert a répliqué sur ses réseaux sociaux, comme le rapporte Le Parisien, puisque la mannequin a révélé que le comité a exigé qu’elle ne s’exprime pas dans la presse, sous peine de recevoir une amende de 5 000 euros. Le quotidien belge DH ajoute par le biais d’une source proche du dossier que la principale concernée n’aurait jamais signé de contrat avec Miss Belgique et que "Darline Devos était au courant de son travail comme modèle photo nue quand elle a rejoint l’élection".

Ce n’est pas tout, puisqu’en marge de ce scandale, une autre affaire a éclaté au sein de Miss Belgique. Le média flamand VRT rapporte que d’anciennes candidates du concours ont dénoncé les pratiques du photographe officiel de l’élection, qui inciterait à poser à moitié couverte. "Il demanderait aux filles d’enlever leur soutien-gorge et de découvrir leur poitrine. Et pour les inciter à accepter, le photographe proposerait en échange la gratuité de la séance photo." Face à ces accusations, le comité, qui assure être au courant de ces soupçons depuis plus d’un an, a annoncé avoir "pris à partie" le photographe, comme l’a expliqué Darline Darvos : "Je lui ai fait comprendre que ce n’était pas possible. Il a ensuite signé un accord", assure-t-elle, avant de préciser qu’elle recherchait un nouveau photographe afin de réduire les missions confiées au mis en cause.

Par
Noah Lénaud