Alexia Laroche-Joubert s’est imposée au fil des décennies comme une figure incontournable de la télévision française. De Loft Story à Star Academy, elle a marqué l’histoire de l’audiovisuel en portant des formats novateurs et souvent clivants. En 2001, elle participe activement à l’introduction de la télé-réalité en France avec Loft Story, première émission du genre, adaptée du concept néerlandais Big Brother. Si Stéphane Courbit en était le dirigeant chez Endemol, elle jouait déjà un rôle essentiel dans la production exécutive.
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Une productrice respectée
Ce premier succès, qui provoque autant de débats que d’audiences record, ouvre la voie à d’autres programmes majeurs, dont la Star Academy, qu’elle pilotera ensuite sur TF1, contribuant ainsi à populariser la télé-réalité dans le paysage médiatique français. Au fil des années, Alexia Laroche-Joubert s’est affirmée comme une dirigeante respectée, une productrice à l’instinct sûr et une voix forte sur les questions de représentation.
Alexia Laroche-Joubert donne son avis tranché sur le féminisme
Interviewée par Vanity Fair ce 4 juin 2025, elle s’est confiée sur son travail et sa place importante dans le milieu. Questionnée sur son ouvrage "Pas de pitié pour les dindes", paru aux éditions Plon, en 2007, elle s’est expliquée sur ce titre mais pas que… "C’était en réaction à Bridget Jones. La gonzesse qui bouffe de la glace devant sa télé en attendant le prince charmant, je trouvais que c’était grotesque", a-t-elle précisé.
Et de donner son avis sur un sujet de taille : "Dans le féminisme, il y a quelque chose qui m’horripile, c’est la victimisation des femmes. On n’est pas des victimes, on est des actrices de nous-mêmes. Je ne parle pas des victimes sexuelles, évidemment. Mais en revanche, on fait parfois passer les femmes pour des pauvres petites choses. D’une certaine façon, c’est encore imposer un schéma patriarcal".
"Moi, je suis dans un schéma matriarcal"
Alexia Laroche- Joubert a alors évoqué sa propre expérience : "Moi, je suis dans un schéma matriarcal. Ma mère s’est émancipée et elle a eu un métier de dingue. Moi, je me suis émancipée, j’ai gagné ma vie dès l’âge de 16 ans. Je n’ai jamais rien demandé à mes parents, je n’ai hérité de rien". Et de conclure fière : "Mes filles sont autonomes. On est maître de son destin".