"Une ambiance pesante voire délétère". Tel serait l’avis de certains techniciens engagés sur la tournée de Vitaa qui a fait escale mercredi soir à l’Accor Arena de Paris. Le cœur du problème selon nos confrères du Parisien/Aujourd’hui en France : la décision de maintenir la présence de Slimane ce mercredi à Bercy malgré les accusations dont il fait l’objet. Des plaintes qui ont conduit la justice à ouvrir une enquête préliminaire.
La colère des techniciens de Vitaa contre la présence de Slimane
Selon le quotidien, les techniciens engagés par Vitaa se serait lancés dans un vrai bras de fer depuis deux semaines pour "s’opposer à la venue de Slimane comme invité à Bercy". Au point même de menacer de faire valoir leur droit de retrait. "On a signé pour Vitaa, pas pour Slimane", a affirmé l’un d’entre eux de manière anonyme. "Notre métier est de mettre sur un piédestal un artiste sur scène et on ne veut pas mettre sur un piédestal un gars qui est visé par deux plaintes pour agression sexuelle et harcèlement sexuel, qui plus est déposées par des collègues (…) parfois des amis", a-t-il ajouté en rappelant malgré tout que le chanteur bénéficiait, dans ces affaires d’harcèlement sexuel et agression sexuelle, de la présomption d’innocence. Ce qui n’empêche pas cette source d’anonyme d’avoir un avis arrêté sur la question. "On connaît l’artiste et l’ambiance sur ses tournées. Hors de question de travailler pour lui", a-t-elle ainsi conclu.
Ce que Vitaa, son mari et son tourneur auraient répondu aux techniciens
Après une première passe d’armes mi-novembre pour protester contre la venue de Slimane pour le concert de Dijon – présence qui a finalement été annulée -, le conflit aurait repris fin novembre, quelques jours avant le concert de Vitaa à l’Accord Hotel Arena de Bercy. Une date à laquelle Slimane devait participer. Le 29 novembre dernier, une quarantaine de techniciens auraient ainsi abordé frontalement le problème face à Vitaa, Hicham Bendaoud, le cofondateur d’Indifférence Prod et mari de la chanteuse ainsi que Nicolas Coullier, le "directeur de Play Two Live, tourneur de Vitaa et Slimane". Et les réponses apportées n’auraient pas calmé la colère de l’équipe. Si le tourneur aurait adopté une position "mesurée", ne minimisant pas les faits tout en insistant pour "ne pas pénaliser Vitaa", cette dernière "aurait fait culpabiliser" les techniciens. "Elle ne comprend pas qu’on lui fasse ça alors qu’elle n’y est pour rien. Elle le vit comme une trahison. Elle dit que Slimane est comme son frère et que comme dans toute famille, on reste solidaire même si on ne cautionne pas toutes les conneries. Le plus cinglant, c’est Hicham qui nous demande pour défendre Slimane : « Qui n’a jamais envoyé une photo de sa bite ? ». On a tous levé la main", a affirmé le technicien au Parisien.
L’incompréhension des techniciens de Vitaa
Selon des sources internes, les techniciens auraient fait face à des "menaces d’annulation de tournée" s’ils ne changeaient pas d’avis. Ils auraient aussi subi "un gros coup de pression" et des "menaces de poursuites juridiques" s’ils exerçaient leur droit de retrait mercredi soir. "On a tous des statuts et des métiers différents, certains sont autoentrepreneurs et travaillent énormément avec Play Two Live. Ils ont peur de perdre leurs contrats. D’autres sont intermittents du spectacle et craignent d’être blacklistés, car ce groupe (qui comprend aussi un label) est très puissant", a expliqué le technicien à nos confrères en révélant avoir fini par accepter le concert pour ne "pas pénaliser les plus faibles d’entre eux".