Nawell Madani fait son mea culpa et poste une photo avec l’enfant qu’elle avait frappé

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:25
Shootpix/ABACA
Après plusieurs semaines de silence, Nawell Madani a choisi l’apaisement. Jeudi 30 octobre, l’humoriste a surpris ses abonnés en publiant sur Instagram une photo tout sourire aux côtés du petit Djulian et de sa famille, ceux-là mêmes au cœur de l’affaire qui l’avait éclaboussée début octobre. 

L’affaire a fait grand bruit. L’humoriste et comédienne Nawell Madani est visée par une enquête du parquet de Paris pour “violences sur mineur de moins de 15 ans”. Les faits présumés se seraient produits le 6 octobre dernier sur l’avenue des Champs-Élysées, selon Le Parisien. Ce soir-là, une famille se promène avec ses enfants lorsqu’elle croise un homme connu dans le quartier. Au même moment, Nawell Madani s’approche pour saluer cet individu, rencontré lors d’un tournage. Les enfants apprennent alors qu’il s’agit d’une personnalité et demandent une photo. L’humoriste leur aurait demandé de “rester derrière”, mais le plus jeune, Djulian, 6 ans, court vers elle.

Nawell Madani donne sa version des faits 

C’est à ce moment que tout aurait basculé. “Elle se retourne et lui met un énorme coup de pied dans le thorax. Le gamin vole et s’écrase au sol. Pendant qu’il était à terre, je l’ai entendue dire à l’enfant : ‘Maintenant tu vas me respecter’”, a témoigné un homme présent sur les lieux. Selon lui, l’artiste aurait ensuite accusé les enfants d’avoir voulu la voler, les traitant de “voyous” et de “racailles”. Le petit garçon a été pris en charge par les pompiers et transporté à l’hôpital Necker-Enfants malades. “Vous auriez entendu les pleurs et les râles du petit, je n’ai pas fermé l’œil de la nuit. Nawell Madani a tracé son chemin sans même s’inquiéter de l’état de Djulian”, avait déclaré son père.

De son côté, l’humoriste s’est présentée d’elle-même au commissariat du VIIIe arrondissement. Elle a affirmé avoir agi par réflexe, craignant un vol. “Elle a eu un réflexe de défense face à une situation qu’elle a perçue comme dangereuse”, avait précisé son avocate, Me Caroline Toby. Et de détailler : “Prise de panique, elle a voulu se protéger lorsqu’elle a senti une présence approcher son sac : sur place, la situation étant devenue trop tendue pour toute explication, elle s’est immédiatement rendue dans un commissariat pour relater les faits”. L’avocate avait également souligné le contexte : “Elle marchait seule, tard dans la soirée, évitant de se retourner sur les individus qui la suivaient sur plusieurs dizaines de mètres, avec qui elle n’avait eu aucun échange et dont elle ignorait totalement les intentions".

Une contribution citoyenne en guise de sanction

Le parquet de Paris a confirmé que Nawell Madani était convoquée devant un délégué du procureur dans le cadre d’une procédure de contribution citoyenne, une alternative au procès classique. “Nawell Madani est convoquée devant un délégué du procureur en vue d’une contribution citoyenne pour violences sur mineur de 15 ans ayant entraîné une incapacité de travail n’excédant pas huit jours”, avait précisé le parquet. Cette mesure consiste à verser une somme, pouvant aller jusqu’à 3 000 euros, à une association d’aide aux victimes. Elle vise à reconnaître la responsabilité de l’auteur tout en évitant une procédure judiciaire longue et lourde. 

L’humoriste fait son mea culpa

Puis hier soir, jeudi 30 octobre, l’humoriste est finalement sortie du silence sur son compte Instagram. Alors que certains avaient commencé à oublier cette fâcheuse affaire, la comédienne a posté une photo tout sourire avec les enfants qu’elle avait rencontrés sur les Champs-Elysées avec au centre le petit garçon à qui elle avait donné un coup. En légende ?

Elle a écrit les mots suivants, sorte de mea culpa après la tempête : "Il est des rencontres nées d’un malentendu qui, avec le temps, nous font grandir. Entre la peur et les mauvaises interprétations, il manquait des mots. Nous avons choisi la clarté, la douceur et l’apaisement d’une rencontre avec Djulian et les siens, pour que la sincérité et les excuses s’expriment enfin avec justesse, loin de toute confusion". Et Nawell Madani de conclure : "J’ai découvert une famille digne, des enfants intelligents, sensibles et pleins de cœur. Parfois la vie nous secoue pour nous rappeler ce qui compte vraiment".

Par
Kahina Boudjidj