#MeToo hôpital : Marine Lorphelin révèle avoir été victime de « mains baladeuses et blagues graveleuses »

Publié le 23 avril 2024 à 7:30
Firas Abdullah/ABACAPRESS.COM
Dans un long message posté sur Instagram, Marine Lorphelin, la Miss France 2013 devenue médecin, s’est confiée sur les comportements inappropriés vécus à l’hôpital. Une manière de joindre sa voix au mouvement #MeToo hôpital qui prend de l’ampleur.

Après le cinéma ou encore le stand-up, c’est le monde de l’hôpital qui fait face à une nécessaire vague #MeToo. Depuis la prise de parole de l’infectiologue Karine Lacombe pour accuser publiquement l’urgentiste Patrick Pelloux, les langues se délient dans les couloirs des hôpitaux. Exemple lundi avec le témoignage publié par Marine Lorphelin sur Instagram.

Ces gestes graves dénoncés par Marine Lorphelin 

Dans cette vidéo, la Miss France 2013, qui travaille aujourd’hui comme médecin, réagit au témoignage d’une soignante affirmant avoir reçu "un énorme coup de b**e dans le c*l" de la part d’un collègue. "Merci à tous les soignants, médecins inclus, qui témoignent de ce qui se passe dans les couloirs de l’hôpital. Malheureusement, j’en ai aussi fait les frais", annonce l’ex-reine de beauté avant de raconter le "stage éprouvant" vécu dans un service de chirurgie alors qu’elle était encore très jeune. "J’avais déjà été élue Miss France et j’ai eu droit à des dizaines de blagues de cul graveleuses, des questions sur mon intimité, des mains baladeuses et des comportements vraiment inappropriés".

Les gros regrets de Marine Lorphelin

Marine Lorphelin poursuit sur sa lancée et précise ne pas avoir parlé à l’époque, ce qu’elle regrette aujourd’hui amèrement. "J’étais jeune et on disait qu’il fallait accepter ces comportements habituels et normaux attribués à des anciens médecins de l’ancienne génération. Et surtout il ne faut pas faire de vagues à l’hôpital si tu veux valider ton stage", précise-t-elle en lançant un appel pour que la parole se libère complètement à présent. "Il n’y a pas que les femmes concernées, il y a aussi les jeunes hommes. Heureusement, les mentalités évoluent. Aujourd’hui, c’est vrai qu’il y a de plus en plus de femmes dans les postes à responsabilité (…) et ça j’espère que ça va permettre de diminuer voire de faire disparaitre le sexisme à l’hôpital. Alors si vous êtes concernés par des comportements inappropriés voire graves, parlez-en , parlez-en autour de vous, à votre hiérarchie et tous ensemble c’est comme ça qu’on va arriver à faire bouger les choses", conclut-elle.

Par
Clara Kolodny