Marie Portolano dévoile le geste choquant d’un collègue pendant sa grossesse : « Il a tiré mon pul pour voir si mes seins avaient grossi »

Publié le 6 mars 2024 à 16:45
MPP/Starface
Marie Portolano  se confie sur son parcours et le sexisme vécu dans les rédactions de sport dans un livre qui sort le 13 mars prochain. Elle s’est confiée au magazine Elle sur ce qu’elle a vécu notamment pendant sa grossesse.

Après avoir évoqué le "sexisme systémique et le harcèlement sexuel" dans son documentaire Je ne suis pas une salope, je suis journaliste, Marie Portolano a décidé d’écrire un livre sur son expérience dans le milieu du journalisme sportif. "Là, je parle de moi, à 90 %, et c’est la première fois que je me dévoile. Ça n’est pas un exercice dans lequel je suis à l’aise !", a-t-elle expliqué dans un entretien accordé à Elle.

Celle qui coprésente aujourd’hui Télématin sur France 2 explique ainsi qu’il existe dans le milieu du sport, très masculin, "un effet de meute". Pour appartenir au groupe, certains hommes, qui ne se comporteraient pas ainsi en privé, se « lâchent » en public sous couvert d’humour". Dans son livre, comme elle le raconte dans Elle, elle revient ainsi sur un geste choquant qu’elle a subi pendant sa grossesse. "Un collègue a tiré, devant tout le monde, sur mon pull pour voir si mes seins avaient grossi : je suis restée tétanisée. Le pire, c’est que c’est moi qui me suis fait engueuler par mon chef, qui m’a reproché de n’avoir pas réagi assez vivement : « Si tu le laisses faire, ne t’étonne pas d’avoir des problèmes. »".

Elle n’est pas la seule à avoir connu ce genre de remarques. Elle poursuit ainsi en se rappelant que certains collègues se sont demandés si une journaliste n’avait pas fait une fellation à un joueur de foot pour avoir l’exclusivité d’un entretien. "C’était il y a moins de dix ans", regrette-t-elle en ajoutant que pour elle, la parole des femmes était déjà libérée dans ce milieu mais que désormais, "elle est plus entendue". "Même s’il reste beaucoup de travail : dans le sport, il n’y a toujours pas ou peu de diversité à l’antenne. Une fois, avec des amies, on s’est amusées à faire défiler les photos de nos consœurs. Eh bien, on se ressemblait toutes, comme si on était interchangeables. Dans notre métier, une femme, on la regarde, un homme, on l’écoute !", pointe-t-elle aussi du doigt dans cet entretien.

Par
Clara Kolodny