À un mois de la grande finale de l’Eurovision 2025 qui se tiendra le 17 mai prochain à Bâle, Louane est au cœur d’un mini-buzz alimenté par un article du Figaro, publié vendredi 5 avril dernier. Le quotidien s’interrogeait sur le fait que la chanson "maman", que la chanteuse interprétera pour représenter la France, n’ait pas encore été déposée à la Sacem. Une situation qui, malgré les interrogations soulevées, ne remet absolument pas en cause la participation de Louane au concours européen.
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Louane "recalée" de l’Eurovision ?
Dans son papier, Le Figaro va jusqu’à suggérer que "Louane et sa chanson maman pourraient être recalées" de l’Eurovision, en remettant en cause l’originalité du morceau. Une hypothèse balayée par les faits puisque "maman" répond bel et bien aux critères du concours, à commencer par sa durée inférieure à trois minutes, et sa publication postérieure au 1er septembre 2024. "L’histoire de cette chanson est loin d’être claire", a également écrit Le Figaro, qui pointe une possible confusion avec "Maman", avec une majuscule, un titre datant de 2015 et figurant sur le premier album de Louane.
Or, la chanteuse ne s’est jamais cachée du lien entre les deux chansons. Lors de sa prestation au Stade de France, le 15 mars dernier, elle avait d’ailleurs déclaré : "Je ne la chanterai plus et je ne la chantais déjà plus", parlant de la version de 2015. Depuis, "Maman" a été retirée des plateformes de streaming au profit de "maman", entièrement réécrite. Si la disparition de "Maman" suscite d’autres questions, notamment économiques, Le Figaro a aussi soulevé la problématique du manque à gagner pour les ayants droit du titre original, à savoir pour l’auteur, Yohann Malory et le compositeur, Tristan Salvati. Aucun des deux ne s’est exprimé publiquement à ce jour.
La chanteuse sera bien présente à Bâle le 17 mai prochain
De son côté, 20 Minutes a apporté un éclairage technique rassurant concernant la participation de la chanteuse à l’Eurovision. Un contact au sein de France Télévisions a confirmé que le dépôt à la Sacem n’était pas une condition préalable à la participation à l’Eurovision. "Elle dispose de cinq années pour le faire", a-t-il même été précisé. Ce qui compte aux yeux de l’Union européenne de radiotélévision, qui supervise le concours, c’est que la chanson, à savoir le texte, la musique et la mise en scène, soit transmise et validée dans les délais, ce qui a bien été fait par la délégation française. Et comme le note ironiquement notre confrère de 20 minutes : "Fallait-il vraiment écrire ce papier au risque de déclencher un buzz inutile ?".