"C’est une sorte de nazi, mais sans prépuce", voilà comment Guillaume Meurice a voulu dénoncer les crimes de guerre du Premier ministre d’Israël à Gza, Benyamin Netanyahou, dans sa chronique dans l’émission Le Grand Dimanche Soir sur France Inter le 29 octobre dernier. Cette blague a provoqué une levée de boucliers dans les médias et sur les réseaux sociaux et a été jugée antisémite. La station de radio lui a donné un avertissement. Depuis, l’humoriste a toujours nié ces accusations et a refusé de s’excuser au nom de la liberté artistique.
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Le 15 mars prochain, il publiera un ouvrage qui traite de cette polémique intitulé Dans l’oreille du cyclone. Celui qui a été menacé de mort et interrogé par la police judiciaire après sa chronique controversée s’est exprimé dans Le Parisien pour faire la promotion de ce nouveau livre et revenir sur le scandale : "Cette polémique, je ne l’ai pas si mal vécue. (…) Je n’ai pas commis de faute. Je leur ai dit (à France Inter, ndlr) ‘Si vous pensez que c’est antisémite, évidemment, virez-moi immédiatement’. Mais si vous ne le pensez pas, il faut me défendre, c’est ma liberté d’expression. L’entre-deux est impossible. Je me considère comme caricaturiste et l’outrance fait partie de la palette qu’on utilise au quotidien. Je sais très bien qu’il n’est pas un vrai nazi, mais c’était au début des massacres (à Gaza). L’accusation d’antisémitisme est absurde : dans ma blague, le mot ‘nazi’ est évidemment à connotation négative, il n’y a aucune ambiguïté là-dessus".
Dans C à Vous, il y a quelques jours, sa collègue Charline Vanhoenacker a déclaré : "Ce que je retiens de tout ça, c’est que Guillaume s’est retrouvé à la PJ, et moi aussi. C’est la chose qui m’a plus choquée. En 2023, je suis interrogée pendant 2h15 à la police judiciaire. C’est ce qui m’a le plus ébranlée. (…) Pourtant, j’ai subi des pressions de toute part parce que, entre une direction et une présidence très inquiète à juste titre de ce qui se passait, une équipe très inquiète est très ébranlée, les médias, les insultes, les menaces de mort…".