Les Chevaliers du Fiel en guerre contre les “bobos autoritaires” qui critiquent leur restaurant toulousain

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 14:37
Starface
Face aux critiques d'une poignée de riverains concernant les nuisances sonores de leur établissement toulousain, les deux acolytes des Chevaliers du Fiel ont apporté une réponse cinglante.

Le célèbre duo d’humoristes Les Chevaliers du Fiel ne fait pas rire tout le monde à Toulouse. Propriétaires depuis 2022 d’un restaurant baptisé "Le Jardin" dans le quartier des Chalets, Éric Carrière et Francis Ginibre se retrouvent au cœur d’une vive polémique avec certains riverains qui dénoncent des nuisances sonores. Dans une interview accordée à La Dépêche du Midi ce 22 mars, Éric Carrière a répondu de manière particulièrement cinglante à ces accusations.

Les Chevaliers du Fiel au coeur d’une guerre de voisinage 

C’est un Éric Carrière visiblement exaspéré qui s’est exprimé face aux journalistes de nos confrères. Selon l’humoriste, seule une poignée de riverains serait à l’origine de cette fronde contre son établissement : “Que trois personnes – oui, car elles sont trois, il faut bien le noter – se dressent contre nous comme c’est le cas, ça nous désarme”, affirme-t-il, avant d’ajouter avec mordant : “Le quartier des Chalets est en train de devenir un quartier bobo. Mais bobo autoritaire. Le mauvais côté, c’est-à-dire : on ne supporte plus les autres”. 

Cette controverse n’est pas nouvelle. Depuis l’ouverture de "Le Jardin" en 2022, ces riverains auraient multiplié les recours pour contester l’exploitation du restaurant. Ils ont d’abord dénoncé une véranda jugée trop imposante, que les propriétaires ont accepté de réduire, puis les nuisances sonores générées par un terrain de pétanque installé dans le jardin clos de l’établissement.

Face à ces plaintes, Éric Carrière assure avoir pris des mesures : “La pétanque faisait du bruit ? On a enlevé les terrains de pétanque !”, explique-t-il, soulignant que malgré les nombreux appels à la police – “une quinzaine de fois” en un an selon lui – aucune sanction n’a été prononcée contre son restaurant. “Sur toute cette année de tergiversations diverses, de menaces et autres, il n’y a même pas eu une amende contre nous”, précise l’humoriste.

"Ils se plaignent de la vie, pas du bruit"

L’amertume est palpable dans les propos d’Éric Carrière, qui n’hésite pas à ironiser sur la situation : “En fait, ce sont des gens qui se plaignent de la vie, pas du bruit. Je pense que la seule activité qu’ils pourraient supporter, c’est un cimetière”. Une formule provocante qui témoigne de l’exaspération du co-fondateur des Chevaliers du Fiel.

L’humoriste toulousain s’étonne également du manque d’enthousiasme des riverains face à l’ouverture d’un établissement de qualité dans leur quartier : “On aurait pu croire qu’ils seraient tous contents qu’un bon restaurant s’installe dans leur quartier. Pas du tout ! Il faudrait qu’il n’y ait rien”, déplore-t-il.

Cette situation tendue intervient à un moment où le duo, qui était récemment présent sur France 3 dans l’émission Vivement dimanche ce 23 mars, connaît par ailleurs un grand succès sur scène avec ses spectacles.

Un dialogue difficile mais nécessaire pour les Chevaliers du Fiel

Malgré la virulence de ses propos, Éric Carrière assure être ouvert au dialogue pour apaiser les tensions. Il indique être en contact avec la mairie de Toulouse pour tenter de trouver une solution qui satisferait toutes les parties.

“Nous avons conclu avec la mairie qu’il serait constructif de se rencontrer et de faire que la vie soit possible pour tout le monde. Et bien, ces dames réfléchissent. Elles réfléchissent depuis le mois de novembre…”, déplore l’humoriste.

Par
Mélissa Tellaa