De passage ce mercredi sur RTL pour présenter son dernier livre « Compter jusqu’à toi » qui sort ce jeudi 6 octobre, Elie Semoun est revenu sur un sujet qui inquiète de nombreux humoristes : les réactions parfois extrêmes à certaines de leurs blagues, notamment sur les réseaux sociaux. "J’ai l’habitude d’aller loin dans mes spectacles, maintenant on se pose des questions. Et ça m’emmerde", a-t-il expliqué à Amandine Bégot sur RTL.
La situation est telle qu’il est même allé jusqu’à supprimer certaines phrases d’un de ses sketchs qui auraient pu lui porter lourdement préjudice. "Sur scène, je fais un djihadiste et j’ai enlevé quelques phrases qui pouvaient me valoir une décapitation. Ça m’arrache le cœur de dire ça, mais on ne peut pas rire de tout… On peut rire de tout sur scène parce que c’est un espace de liberté totale, mais je ne pourrais pas faire mon sketch de l’handicapé moteur et le mettre sur les réseaux, j’aurai des problèmes", a-t-il expliqué en regrettant que la « nuance ait disparue » de nos jours. "Soit on est un homme qui pense bien, soit qui pense mal. Mais il n’y a plus de nuance et ça, ça m’emmerde beaucoup", a-t-il insisté.
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Revenant sur la mort de sa mère décédée en quelques semaines seulement, alors qu’il n’avait que 11 ans, des suites d’une hépatite B, Elie Semoun a confié que cette enfance sans figure maternelle avait bouleversé son rapport avec les femmes. "Ça créé une peur de l’abandon", a-t-il précisé en ajoutant avoir toujours "traité les femmes avec respect". D’où le fait qu’il "ne se sente pas vraiment concerné par #MeToo". "J’ai toujours respecté les femmes. Parfois, ça va un peu loin. Ça n’a pas changé ma manière de draguer".
Ce décès brutal de sa mère suivi de celui de son frère du SIDA puis celui, plus récent, de son père malade d’Alzheimer a aussi eu un impact très profond sur l’ancien complice de Dieudonné. « C’est sûr que chez les Semoun, on a conscience que la vie est courte, que c’est fragile ».
Clara Kolodny