C’est une intervention qui avait suscité de nombreuses réactions. Le 16 janvier dernier, Emmanuel Macron tenait une conférence de presse face à des journalistes. Présente dans la salle, Laurence Ferrari s’était distinguée pour avoir posé une longue question : "L’Éducation Nationale concentre tous les enjeux, toutes les fractures de notre société. Nous avons l’éducation nationale la plus chère au monde. Au classement Pisa, nous ne brillons pas, notamment en maths. Au CAPES de maths, notamment nous avons du mal à recruter, il y a plus de postes que de candidats. Vous voulez qu’ils chantent la Marseillaise ? Pratiquement un jeune sur deux ne sait pas situer la Révolution française, ne connaît pas la Shoah, ne sait pas ce qu’il s’est passé le jour de la Rafle du Vel d’Hiv. 48% des professeurs disent se censurer lorsqu’ils enseignent l’histoire en classe, un sur deux a peur en classe, peur de la violence des élèves, des parents et des terroristes, je pense ce soir à Samuel Paty et Dominique Bernard. Vous voulez restaurer l’autorité ? La France doit rester la France bien sûr mais comment faire de ces jeunes des citoyens éclairés ? (…) Soutenir les parents c’est bien, les responsabiliser, c’est mieux. Il y a 17% des parents qui ont fait le choix du privé, c’est fort honorable après tout. Est-ce que la guerre école privée/école publique n’a pas été relancée par votre ministre de l’Éducation nationale ?" Le président de la République avait répondu d’un ton piquant à la journaliste : "J’ai le sentiment de donner une vision et des mesures concrètes. Je crois que vous venez vous-même de poser une question et de donner votre vision."
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Alors que Laurence Ferrari avait fait l’objet de quelques critiques de la part de certains confrères, la présentatrice de CNews a répondu à ses détracteurs dans un entretien accordé à TV Magazine ce vendredi 22 mars : "C’était une question absolument normale de journaliste dans une conférence de presse et sans agressivité aucune. Que le microcosme et le landerneau médiatique s’en émeuvent en dit long sur ce qui s’y joue. Je me prémunis beaucoup de l’avis de mes confrères. Je ne lis rien de ce qui est écrit sur moi, dans la presse ou sur les réseaux sociaux. J’ai bloqué les notifications. Cela m’évite d’avoir à m’embarrasser de ce genre de considérations tout à fait annexes." Laurence Ferrari a ensuite assuré que les journalistes de CNews étaient "observés et scrutés" en raison de "la rançon du succès".
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"CNews dérange, CNews intrigue parce que ça fonctionne très bien et parce qu’il y a un ton", poursuit Laurence Ferrari, qui a pris la défense de sa chaîne et de sa rédaction. "Souvent, les gens qui nous critiquent ne nous regardant pas. Je les invite à nous regarder. Ce qui m’exaspère, c’est que l’on confonde les débats entre les éditorialistes et le travail d’une rédaction. Il y a 198 cartes de presse à CNews. Il n’y a pas une émission qui n’est pas fabriquée à partir de leur travail. Il y a le fait et après le débat. L’info brute, tout le monde l’a. À nous de la décrypter et de l’analyser."