« Là, on va trop loin » : après un dérapage, David Pujadas intervient en plein débat entre Yvan Le Bolloc’h et Georges Matharan

Publié le 14 juin 2024 à 13:04
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Sur LCI, en pleine campagne avant le nouveau vote pour les élections législatives, une "Grande confrontation" a donné la parole à l'extrême-droite et ses opposants.

David Pujadas a modéré un débat intitulé La grande confrontation ce jeudi 13 juin 2024 en direct sur LCI. Deux groupes étaient opposés : les pro-extrême-droite et les anti-extrême-droite. Parmi eux se trouvait le comédien Yvan Le Bolloc’h qui a interpellé le YouTubeur Georges Matharan (qui a travaillé pour les médias Valeurs actuelles et Livre noir, ndlr) alors que ce dernier évoquait les émeutes de 2023 après l’assassinat du jeune Nahel, dont les vidéos contredisaient la version donnée par le policier, à savoir que l’adolescent avait foncé sur un fonctionnaire de police.

"Il vaut mieux le buter d’abord ?"

Le YouTubeur a alors déclaré qu’un "refus d’obtempérer aboutit (…) à la mort d’innocents. C’est un choix rationnel que doivent faire les policiers. Ils doivent choisir : est-ce qu’ils tuent les délinquants qui pourraient potentiellement tuer des innocents, ou…". Yvan Le Bolloc’h l’a aussitôt coupé : "Alors là, attention ! Il y a un môme qui est mort ! Oh !". Mais Georges Matharan a continué en expliquant que si "les policiers n’osent pas tirer" le délinquant "tue un innocent" pendant "la course poursuite". "Comment tu peux le savoir ?", a demandé son interlocuteur, confus. "Bah… C’est, c’est… Ça se passe, hein ! Les refus d’obtempérer ont augmenté", a simplement rétorqué le vidéaste. "Alors il vaut mieux le buter d’abord ?", s’est étonné l’acteur. "Bah oui !", a répondu Georges Matharan, face à un Yvan Le Bolloc’h totalement choqué.

David Pujadas recadre son invité 

David Pujadas est alors intervenu : "Non ! Non ! Là, je pense que les mots dépassent votre pensée, là. Là, non ! Non. On n’est plus dans l’opinion". Yvan Le Bolloc’h a demandé au YouTubeur de revenir sur ses propos : "Retire-le !". Mais ce dernier a persisté : "Dans ce cas-là, on choisit de tuer un innocent qui traversait la route ?". "Non, Georges Matharan, vous faites comme si il y avait un mort à chaque fois ! ‘Il vaut mieux le buter d’abord ? Oui !’, non, on ne peut pas. Là, on va trop loin", a estimé le journaliste. Georges Matharan s’est défendu : "Je me mets à la place du policier, il a un choix à faire dans l’urgence". Lors de la mort Nahel, c’est l

Par
Hugo Mallais