« J’en ai assez de rester le cul vissé dans le canapé » : James Cameron dézingue les plateformes de streaming

Publié le 13 janvier 2023 à 11:30
Starface
James Cameron est revenu sur le succès d’Avatar 2 : la voie de l’eau et il en a profité pour dézinguer les plateformes de streaming.

Avatar 2 est sorti mi-décembre dans les cinémas du monde entier, et a littéralement explosé le nombre d’entrées puisqu’il est maintenant le 7ème plus gros succès de tous les temps au box-office. Il a aussi engrangé plus d’1,7 milliard de dollars récoltés au box-office mondial.

James Cameron s’est félicité du du retour des spectateurs dans les salles obscures et il a aussi profité de son passage chez Variety pour dire ce qu’il pensait du streaming.

"Je ne vois pas les choses de cette façon (ndlr : le succès d’Avatar 2 sous le prisme de l’argent amassé). Ce que je vois, c’est ce que le public du monde entier retourne dans les salles obscures. Même en Chine où il y a une recrudescence des cas de COVID-10. Le message que nous envoyons, en tant que société, c’est « Nous en avons besoin ! Nous devons aller au cinéma. Ça suffit le streaming ! J’en ai assez de rester le cul vissé dans le canapé", a-t-il expliqué. 

Pour James Cameron, la SVOD serait un cercle infernal dans lequel les utilisateurs se retrouveraient bloqués avec des abonnements à n’en plus finir. 

"J’ai l’impression que le virus du streaming a contaminé tout le monde lorsque la pandémie a frappé (et elle n’a pas tout simplement fait mal, elle a tué les cinémas)… Nous ressuscitons le cinéma aujourd’hui, mais il a tué les salles pendant près d’un an… Les dirigeants des plateformes racontaient tous une belle histoire aux gens de Wall Street, sur la façon dont ils allaient créer tout ce contenu. Et d’après ce que j’ai pu observer de loin parce que je n’étais pas directement impliqué, il semblerait que tout le monde jetait de l’argent par les fenêtres afin de générer du contenu et de régénérer ou de renouveler constamment leur catalogue… Mais il me semble désormais que le téléspectateur doit souscrire à huit ou dix abonnements pour tout voir… il est donc évident que cette situation ne peut pas perdurer, a priori, et qu’il s’agit d’un véritable Ponzi. Je pense qu’il y aura une certaine régulation par la suite." a-t-il exprimé.

MM

Par