Depuis neuf ans, le groupe Canal+ suscite une énorme controverse avec le cas Jean-Marc Morandini. En octobre 2016, son arrivée avait été largement contestée, donnant lieu à "la grève la plus longue de l’histoire de l’audiovisuel français" comme le rappelle aujourd’hui le syndicat du groupe.
Jean-Marc Morandini doublement condamné en appel en 2025, sa peine alourdie
En effet, quelques mois plus tôt seulement, le magazine mensuel Les Inrocks avait révélé l’affaire scandaleuse des castings de la websérie Les Faucons, pour laquelle Jean-Marc Morandini avait a été condamné au mois de janvier dernier en appel à deux ans de prison avec sursis pour corruption de mineurs sur trois adolescents entre 2009 et 2016. L’animateur a annoncé se pourvoir en cassation pour ses deux condamnations. En 2016, le syndicat Libre+ avait perdu son combat contre Jean-Marc Morandini, qui avait bel et bien intégré la chaîne d’information en continu iTélé. Cependant, le présentateur n’avait pas eu le droit d’exercer dans les bureaux du groupe, se retrouvant dans un studio des Champs-Élysées "loin de la rédaction conformément à l’engagement de la Direction du Groupe à l’issue de la grève", rappelle aujourd’hui Libre+ dans un communiqué.
— +Libres (@Plus_Libres) September 1, 2025
Canal+ : l’arrivée de Jean-Marc Morandini dans les locaux de CNEWS choque les syndicats
Mais en cette rentrée de septembre 2025, Jean-Marc Morandini doublement condamné en appel il y a quelques mois, avec une peine alourdie, a été autorisé à intégrer les studios de Canal+ pour son émission quotidienne sur CNEWS. Il a donc intégré la rédaction, suscitant à nouveau la polémique. "Rappelons que l’animateur a été condamné en appel à 2 ans de prison avec sursis pour corruption de mineurs, une interdiction d’exercer une profession en contact avec des mineurs et une inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles. +Libres alerte la direction sur le trouble que pourrait causer la présence de JMM au coeur de la rédaction de CNEWS. +Libres demande à la Direction de respecter son engagement de 2016. À l’heure où le groupe réaffirme son engagement pour la protection des victimes de violences, la réintégration de Monsieur Morandini est incompréhensible", s’indigne le syndicat. Auprès de l’AFP, un représentant de Libre+ ajoute : "Sa réintégration va à l’encontre de tout ce qu’on prône dans le groupe Canal : notre politique RSE et notre engagement affiché contre les violences. Ce n’est pas un super message envoyé par le groupe".