Lors de son "Face à face" avec Dominique de Villepin ce jeudi 29 février 2024 en direct sur RMC et BFMTV, Apolline de Malherbe n’a pas tourné autour du pot. "Je voudrais savoir qui parle et qui j’ai devant moi. Vous n’êtes plus diplomate, vous êtes un homme d’affaires. J’aimerais savoir comment vous gagnez votre vie", a-t-elle demandé en référence à une enquête parue ce week-end dans Le Monde, alors que Dominique de Villepin est actuellement très présent dans les médias, notamment pour appeler à l’arrêt des bombardements à Gaza où plus de 30 000 civils palestiniens ont déjà été tués, et où le risque de famine est imminent et où les femmes sont exécutées et violées par les forces israéliennes en selon l’ONU. Après avoir simplement répondu être "conseiller en matière internationale", l’ex-Premier ministre a riposté en taclant la journaliste : "Notez, madame de Malherbe, que j’ai devant moi quelqu’un qui appartient à une chaîne qui a tenu des propos mensongers sur moi. Vous vous êtes excusés vis-à-vis des téléspectateurs, vous ne vous êtes pas excusés vis-à-vis de moi. Et je pourrais vous renvoyer la balle ! Qui j’ai, moi, devant moi ? À qui appartient votre chaîne ? Est-ce qu’elle subit des pressions ? Est-ce qu’il y a des directives sur le plan politique, diplomatique ?". Apolline de Malherbe a alors rétorqué : "Ceux qui nous payent ont une influence sur ce que l’on dit ? Alors qui vous paye ?".
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Dominique de Villepin refuse donner le nom de ses client excepté "dans un cadre confidentiel", car cela "ne se fait pas". "Je donne des conseils géopolitiques sur l’évolution du monde. C’est une parole absolument ouverte qui ne contient ni influence, ni conflit d’intérêts", a-t-il précisé avant que son interlocutrice n’insiste. "Je veux savoir si moi-même je fais partie de votre business plan ! Est-ce que le fait de parler à ce micro, d’influencer les opinions, fait partie des conseils que vous vendez ?", a-t-elle demandé. "Quel business plan de défendre ceux qui meurent à Gaza ?", s’est offusqué l’ancien politicien. Apolline de Malherbe s’est alors justifiée : "Vous avez vous-même dit que la domination financière avait un impact sur ce que l’on pouvait dire ou non. (…) La dernière fois que vous avez publié vos comptes – ce que vous ne faites plus depuis alors que la loi le demande, mais vous préférez de payer une amende plutôt que de dire qui sont vos clients – c’est même l’Office centrale de lutte contre la corruption qui a fini par le dire, vous avez reçu 4,2 millions d’euros d’une richissime famille saoudienne entre 2008 et 2010".
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"J’ai conseillé ce groupe qui est actif dans l’automobile et un certain nombre de secteurs pendant deux ans", a simplement indiqué Dominique de Villepin. "Depuis (2008), vos chiffres ne sont plus publiés ! Je veux juste savoir quel est l’impact que vos client peuvent avoir sur les propos que vous tenez ! Aucun ? Donc les autres sont dépendants, vous sous-entendez que moi, je serais dépendante dans les propos que je tiens devant vous… Vous sous-entendez que je ne suis pas libre de mes propos, dans ces cas-là, qui sont ceux qui vous payent ?", s’est agacée la journaliste de BFMTV. Son invité a alors vu rouge : "Personne n’est dupe. Votre seul but aujourd’hui, c’est de gagner du temps d’antenne pour m’empêcher de dire le message que j’ai à dire". "Mais comment vous pouvez dire une chose pareille ? Je vous ai toujours invité régulièrement ! Il y a cet article qui et sorti ce week-end dans Le Monde…", s’est indignée la présentatrice. "Ils ont enquêté pendant deux mois et ils n’ont rien trouvé", s’est défendu l’homme d’affaires. "Mais je ne dis pas qu’il y a des choses louches ! Je veux simplement savoir qui parle ! Je ne sous-entend rien du tout ! Puisque vous dites qu’on n’est pas parfaitement libre et qu’on dépend de ceux qui nous payent, je veux savoir qui vous paye", a expliqué Apolline de Malherbe. Alors que le ton et les tensions avaient atteint leur maximum, l’ambiance devenue très électrique s’est soudainement apaisée. Dominique de Villepin a alors conclu : "Aujourd’hui, l’activité de ma société… Elle est… Complètement… Euh… Liée à deux sociétés françaises de conseil. Deux sociétés françaises à qui j’apporte des conseils sur le plan géopolitique en France, pour l’étranger. Pour le reste, mes activité sont bénévoles, pour la plupart, dans le domaine de l’art et la culture, parce que j’ai la conviction que c’est par l’art et la culture qu’on peut faire évoluer les choses". Une mise au point qui a apaisé les tensions et redonné le sourire à la journaliste.