“Je suis sous-payé” ! : cet acteur, pourtant nommé deux fois aux Oscars, a du mal à gagner sa vie

Publié le 14 janvier 2025 à 17:19
ABACA
Alors qu'il enchaîne les succès depuis plus de vingt ans à Hollywood, entre films Marvel et grosses productions, l'acteur Djimon Hounsou fait une révélation choc : contrairement aux apparences, il peine à joindre les deux bouts.

L’acteur américain d’origine béninoise, nommé deux fois aux Oscars et star de nombreux blockbusters, révèle ses difficultés financières malgré une carrière impressionnante.

Les galères hollywoodiennes de Djimon Hounsou

Malgré une filmographie prestigieuse qui compte des rôles dans Gladiator, Blood Diamond et plus récemment dans les univers Marvel et DC, Djimon Hounsou livre un constat amer : "J’ai encore du mal à gagner ma vie. Je suis dans ce métier depuis plus de deux décennies, j’ai été nommé deux fois aux Oscars et j’ai joué dans de nombreux films à succès, et pourtant, j’ai encore du mal à gagner ma vie financièrement. Je suis clairement sous-payé."

Djimon Hounsou victime de discrimation ?

L’acteur de 60 ans n’hésite pas à dénoncer le racisme systémique présent dans l’industrie. Il évoque notamment le mépris ressenti après sa performance dans Amistad de Steven Spielberg : "J’ai été nommé pour le Golden Globe, mais ils m’ont ignoré pour les Oscars, pensant que je venais juste de débarquer du bateau et de la rue. Même si j’ai réussi à faire ce film, ils n’avaient pas l’impression que j’étais un acteur à qui ils devaient un quelconque respect."

Des cachets bien en-deçà des standards pour Djimon Hounsou

Selon des spécialistes, ses rémunérations oscillent entre 500 000 et deux millions de dollars par film, loin des standards hollywoodiens pour un acteur de son calibre. Une situation qu’il dénonce régulièrement : "Je dois encore prouver pourquoi j’ai besoin d’être payé. Ils viennent toujours vers moi avec des arguments très bas : ‘Nous n’avons que ça pour le rôle, mais nous t’aimons tellement et nous pensons vraiment que tu peux apporter beaucoup’." Une réalité qui fait écho aux propos de Viola Davis, qui malgré son Oscar, son Emmy et son Tony, peine également à obtenir des rémunérations équitables.

Par
Mélissa Tellaa