Mercredi 14 mai, la ministre déléguée à l’Égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, a adressé un courrier au directeur de TikTok France, Adam Presser, afin de dénoncer les vidéos de l’influenceur AD Laurent, qu’elle juge dangereuses pour les jeunes publics. Relayée par RTL, l’alerte était claire pour le compte de l’ancien candidat de téléréalité, suivi par plus de 1,8 million d’abonnés, qui propageait selon la ministre "une vision déformée et toxique de la sexualité où la domination et la violence prennent le pas sur le respect et le consentement".
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Aurore Bergé monte au créneau
Connu pour son discours provocateur et ses mises en scène sulfureuses, Adrien Laurent, devenu acteur pornographique, est régulièrement au centre de polémiques liées à ses contenus explicites diffusés sur les réseaux. Dans sa lettre, Aurore Bergé fait part de son inquiétude concernant les "lives répétés avec des jeunes filles, dont il est difficile de déterminer l’âge tant elles paraissent jeunes, durant lesquels il se livre à des allusions sexuelles constantes". Elle dénonçait également des vidéos présentant "des pratiques sexuelles violentes et sans consentement, ce qui caractérise des agressions sexuelles", ainsi que des séquences dans lesquelles AD Laurent "se vante de nombreuses conquêtes" et établit "un classement de femmes selon qu’elles seraient pour la nuit ou pour la vie".
L’influenceur sort du silence
Le compte de l’influenceur a finalement été désactivé par la plateforme, une décision sur laquelle le principal intéressé a souhaité revenir via un communiqué de presse consulté notamment par nos confrères de BFMTV. "Je conteste fermement l’ensemble de ces graves accusations qui me blessent profondément tant elles sont injustes et portent atteinte à l’ensemble de ma communauté", a-t-il commencé par affirmer. Et de se défendre : "Je ne suis ni masculiniste, ni misogyne, ni sexiste". "Je n’ai jamais eu affaire à la justice. Mes propos n’ont jamais eu pour objet de blesser ou de minimiser tant la place que la dignité des femmes", a-t-il poursuivi.
Dans ce même communiqué, il a indiqué avoir mandaté son avocat pour contacter à la fois Aurore Bergé et le président de TikTok France. L’objectif ? Obtenir un droit de réponse qu’il estime lui avoir été refusé, et faire valoir son point de vue dans un cadre équitable. "Je regrette que la censure et l’absence de dialogue aient empêché une discussion constructive sur des sujets importants pour la jeunesse", a-t-il conclu.