« Hyper violent et foncièrement raciste » : Fary balance sans filtre sur son expérience dans On n’demande qu’à en rire

Publié le 27 décembre 2022 à 7:15
Bertrand-Hillion Marie-Paola/ABACA
Interrogé par Booska-P, Fary est revenu sur le début de sa carrière et notamment sa participation à l'émission "On n'demande qu'à en rire" (France 2). L'humoriste affirme regretter cette expérience et a notamment balancé sur l'un de ses passages qui lui a valu des réflexions racistes sur le plateau.

Entre 2010 et 2014, France 2 diffusait l’émission On n’demande qu’à en rire en fin d’après-midi. Animé au départ par Laurent Ruquier, le programme souhaitait mettre en avant les nouveaux talents de l’humour. De nombreux artistes sont passés dans l’émission, comme Jérémy Ferrari, Kev Adam, Artus, Florent Peyre, Ahmed Sylla ou encore Arnaud Tsamere. Également candidat dans le programme, Fary s’est confié sur cette expérience dans une interview accordée à Booska-P.

L’humoriste ne garde clairement pas un bon souvenir de On n’demande qu’à en rire et semble regretter d’avoir participé, alors qu’il n’était âgé que de 18 ans. "Je le voyais un peu comme un accident et c’était effectivement un accident, mais pas un accident heureux. Moi aujourd’hui si c’était à refaire, je ne le referais pas et je ne conseillerais à personne, à aucun jeune humoriste d’aller là-bas parce que ce n’est pas ça l’art. Ce n’est pas ça ni l’humour, ni l’art de façon générale. L’humour, ça ne se note pas, ça ne peut pas se noter, il n’y a pas le côté pragmatique de la performance. L’humour, c’est beaucoup trop subjectif", confie-t-il. Sans filtre, Fary évoque l’un de ses six passages dans l’émission qui l’a malheureusement particulièrement marqué. "J’avais fait un sketch sur la Sexion d’assaut. Au départ, ça ne rigole pas trop, et à la fin, j’avais mis quelques références sur Sexion d’assaut à l’époque. Dans le public, il y a trois ou quatre renois et eux, ils captent les références que je fais et ils sont morts de rire", commence-t-il. Ces réactions dans le public vont alors être interprétées de manière pour le moins particulière.

"Du coup, ils se disent, ‘si eux, ils rigolent, bah, ce sont des potes à lui parce que ce sont des renois’. Ils ne me croyaient pas que ce n’était pas mes amis. C’était fou. À cette époque-là, j’ai 18/19 ans, c’est violent comme truc.. Tu es en train de me dire que si je suis en train de faire rire des gens, c’est sûr que ce sont tes amis, c’est hyper violent comme truc… C’était foncièrement raciste !", a-t-il lâché.

Aurélien Gaucher

Par