“Entre 10 et 15 insultes par minute” : après le bad buzz dans C à vous, Merwane Benlazar sort du silence

Publié le 9 février 2025 à 15:32
Capture Instagram
Après une semaine mouvementée suite à sa chronique dans "C à vous", l'humoriste Merwane Benlazar a choisi de répondre avec ce qu'il maîtrise le mieux : l'humour. Dans un sketch filmé à l'Européen et publié sur les réseaux sociaux, il revient sur la tempête médiatique qu'il a traversée.

C’est sur la scène de l’Européen, temple parisien du stand-up, que l’humoriste de 29 ans a choisi de répondre à la polémique qui a secoué le paysage médiatique français. Dans un sketch publié sur les réseaux sociaux, Merwane Benlazar revient avec humour et lucidité sur la tempête médiatique déclenchée par sa chronique dans "C à vous"

Une avalanche de haine virtuelle après une simple chronique

Ce qui devait être une simple chronique humoristique sur la Ligue des Champions dans l’émission "C à vous" s’est transformé en polémique nationale. L’humoriste révèle avoir reçu “entre 10 et 15 insultes ou menaces par minute” pendant tout un week-end. Une situation particulièrement éprouvante qui l’a fait craindre pour sa famille, même si, comme il le précise avec humour : “Moi, ça va. Moi, je m’en fous, j’éteins mon téléphone, c’est terminé !”

Du bonnet à la tribune du Sénat

L’affaire a pris une tournure politique inattendue, avec une intervention de la ministre de la Culture, Rachida Dati, au Sénat. Merwane Benlazar commente cette situation avec ironie : “Pour donner du contexte, hier on lisait mes tweets au Sénat, et j’ai été viré de mon poste de chroniqueur à la télévision par Rachida Dati […] Je savais que j’allais être viré un jour. Par une Arabe c’est chiant.” Il explique également que le fameux bonnet, qui a déclenché tant de réactions, n’était qu’une solution de dernière minute pour masquer une calvitie récente.

Un message au-delà de la polémique

Dans son sketch, l’humoriste de 29 ans élargit le débat au-delà de sa situation personnelle. Il souligne une réalité plus large : “Pourquoi c’est injuste tout ça ? Moi j’ai le droit de me défendre […] mais tous les jours il y a des centaines d’Arabes qui sont renvoyées parce qu’ils n’ont pas mis le bon pull, qui ne sont pas pris à un truc parce qu’ils n’ont pas mis le bon bonnet, et eux, ils ne se défendront jamais et ils ne sauront même pas pourquoi ils sont virés”

Par
Mélissa Tellaa