C’est sur la scène de l’Européen, temple parisien du stand-up, que l’humoriste de 29 ans a choisi de répondre à la polémique qui a secoué le paysage médiatique français. Dans un sketch publié sur les réseaux sociaux, Merwane Benlazar revient avec humour et lucidité sur la tempête médiatique déclenchée par sa chronique dans "C à vous"
Une avalanche de haine virtuelle après une simple chronique
Ce qui devait être une simple chronique humoristique sur la Ligue des Champions dans l’émission "C à vous" s’est transformé en polémique nationale. L’humoriste révèle avoir reçu “entre 10 et 15 insultes ou menaces par minute” pendant tout un week-end. Une situation particulièrement éprouvante qui l’a fait craindre pour sa famille, même si, comme il le précise avec humour : “Moi, ça va. Moi, je m’en fous, j’éteins mon téléphone, c’est terminé !”
Du bonnet à la tribune du Sénat
L’affaire a pris une tournure politique inattendue, avec une intervention de la ministre de la Culture, Rachida Dati, au Sénat. Merwane Benlazar commente cette situation avec ironie : “Pour donner du contexte, hier on lisait mes tweets au Sénat, et j’ai été viré de mon poste de chroniqueur à la télévision par Rachida Dati […] Je savais que j’allais être viré un jour. Par une Arabe c’est chiant.” Il explique également que le fameux bonnet, qui a déclenché tant de réactions, n’était qu’une solution de dernière minute pour masquer une calvitie récente.
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Un message au-delà de la polémique
Dans son sketch, l’humoriste de 29 ans élargit le débat au-delà de sa situation personnelle. Il souligne une réalité plus large : “Pourquoi c’est injuste tout ça ? Moi j’ai le droit de me défendre […] mais tous les jours il y a des centaines d’Arabes qui sont renvoyées parce qu’ils n’ont pas mis le bon pull, qui ne sont pas pris à un truc parce qu’ils n’ont pas mis le bon bonnet, et eux, ils ne se défendront jamais et ils ne sauront même pas pourquoi ils sont virés”