Les travaux de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les violences commises dans le cinéma ont continué avec de nouvelles auditions ce jeudi. Outre Pio Marmaï et Jean Dujardin qui sont venus témoigner à huis-clos – un dispositif spécial négocié en amont -, les Députés de cette commission présidée par Sandrine Rousseau ont entendu Dominique Besnehard.
L’attaque de Dominique Besnehard contre les victimes d’Harvey Weinstein
L’ancien agent de stars, désormais producteur, s’est présenté comme étant "de l’ancien monde" dès le début de son audition. Celui à qui l’on doit notamment la série culte Dix pour cent n’a pas pris de gants pour évoquer ce qu’il pense vraiment de certaines affaires, et en particulier des accusations de viols, agressions ou harcèlement sexuels qui ont conduit le producteur hollywoodien Harvey Weinstein derrière les barreaux. Des accusations qui concernent de nombreuses actrices françaises, parmi lesquelles Florence Darel, Judith Godrèche ou encore Emma de Caunes et Léa Seydoux. Si Dominique Besnehard a salué le mouvement #MeToo qui a permis de libérer la parole, il a pointé du doigt les témoignages de certaines victimes de Weinstein. "Quand j’étais agent, j’ai vu des actrices un peu dépasser les bornes. On ne va pas dans un hôtel avec un metteur en scène. Excusez-moi, Weinstein qui allait à Cannes, certaines actrices allaient dans sa chambre pour peut-être faire une carrière américaine. Je l’ai vu ça ! J’ai même des actrices dont je m’occupais qui y sont allées ! (…) Je suis peut-être la personne qui connaît le mieux les actrices. Je ne crois pas qu’Isabelle Huppert, jeune comédienne, monte dans un hôtel avec un producteur qui a une mauvaise réputation, je suis désolé", a-t-il asséné.
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Dominique Besnehard sur son soutien à Gérard Depardieu
Le ton a été tout aussi incisif lorsque Dominique Besnehard a été interrogé sur ses relations avec Gérard Depardieu qui est accusé de viol par l’actrice Charlotte Arnould. Expliquant avoir signé la pétition de soutien au comédien "par fidélité" envers Julie Depardieu, le producteur s’en est pris à la victime présumée de Depardieu. "Généralement, les cours de théâtre, on les fait dans un cours de théâtre, on ne va pas à domicile chez un acteur", a-t-il reproché à la jeune femme avant de rappeler la présomption d’innocence dont bénéficie Gérard Depardieu. Précisant ne plus avoir de contacts avec ce dernier, Dominique Besnehard a conclu en avouant avoir vu le comédien "se transformer et vriller après la mort de son fils", Guillaume Depardieu survenue en 2008.