La polémique ne dégonfle pas. Le 7 décembre dernier, Complément d’enquête (France 2) dévoilait un numéro consacré à Gérard Depardieu, intitulé "La chute de l’ogre". Dans le film, on y découvre notamment des images d’un voyage de l’acteur en Corée du Nord, à l’occasion des 70 ans du pays. Le comédien, déjà accusé par plusieurs femmes de viols et d’agressions sexuelles, va alors multiplier les propos à caractère sexuel envers sa traductrice ou des femmes qu’il peut croiser. Une séquence a particulièrement fait polémique : alors qu’il assiste à une séance d’équitation, Gérard Depardieu aperçoit une fillette sur un cheval. "Si jamais elle galope, elle jouit. C’est bien ma fifille, continue ! Tu vois elle se gratte là", déclare-t-il.
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Alors que le montage de Complément d’enquête avait été remis en cause, les équipes du magazine ont pris la parole pour défendre leur travail. Franceinfo rapportait le 22 décembre qu’un huissier de justice, commissaire de justice et audiencier au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation, mandaté par France Télévisions, a établi un constat après avoir visionné les images du tournage en Corée utilisées dans cet extrait. "Habituellement, nous ne montrons nos rushs à personne, pas même à la justice, car cela relève du secret des sources. Mais dans ce contexte d’avalanche de fake news dont l’émission ‘Complément d’enquête’ est victime, nous avons décidé de les montrer exceptionnellement à un huissier de justice pour attester de la rigueur de notre travail", déclare Tristan Waleckx, animateur de Complément d’enquête. Le 25 décembre, une cinquantaine de personnalités, comme Carole Boquet, Gérard Darmon, Benoit Poelvoorde ou encore Carla Bruni, ont signé une tribune de soutien à Gérard Depardieu. Elles dénoncent notamment un lynchage : "Nous ne pouvons plus rester muets face au lynchage qui s’abat sur lui, face au torrent de haine qui se déverse sur sa personne, sans nuance, dans l’amalgame le plus complet et au mépris d’une présomption d’innocence dont il aurait bénéficié, comme tout un chacun, s’il n’était pas le géant du cinéma qu’il est. Lorsqu’on s’en prend ainsi à Gérard Depardieu, c’est l’art que l’on attaque", ont-elles écrit dans un texte relayé par le Figaro.
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Cette prise de parole a provoqué de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. Audrey Pulvar, conseillère régionale d’Ile-de-France et ancienne journaliste de France Télévisions, a exprimé toute son indignation vis à vis de cette tribune. "Mon Dieu mais… les signataires ? Vous êtes de grands malades ! Mais vraiment grands. Pas à moitié. C’est comme ça que vous entendez débuter 2024 ? Au secours ! La honte", a-t-elle posté sur X.
Mon Dieu mais… les signataires ? Vous êtes de grands malades ! Mais vraiment grands. Pas à moitié. C’est comme ça que vous entendez débuter 2024 ? Au secours ! #lahonte #depardieu https://t.co/mhaLbPFmFq
— Audrey PULVAR (@AudreyPulvar) December 25, 2023