En 2002, Colin Farrell était à l’affiche de Minority Report de Steven Spielberg, aux côtés de Tom Cruise, Samantha Morton et Max von Sydow. Cette semaine, il est revenu sur le tournage laborieux de l’une des scènes du film.
Colin Farrell indiscipliné sur le tournage de Minority Report : "Pour qui je me prenais ?"
"J’ai grandi en les regardant, je regardais Tom Cruise dans Top Gun, Risky Business, et Steven Spielberg et John Williams (le compositeur de Minority Report, entre autres, ndlr) m’ont élevé, en quelques sortes", a d’abord rappelé l’acteur irlandais, sur le plateau du talk show de Stephen Colbert, qui a un peu trop célébré son vingt-cinquième anniversaire lors du tournage, le 31 mai 2001. "J’ai passé l’une des pires journées de tournage de ma vie. J’avais supplié la production… Pour qui je me prenais ? J’avais demandé à la production d’un film à 120 millions de dollars s’ils pouvaient ne pas me faire travailler le jour de mon anniversaire. Ils m’ont répondu ‘on va voir ce qu’on peut faire’", se souvient Colin Farrell. Mais "évidemment", il n’a reçu aucun traitement de faveur.
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Minority Report, Colin Farrell traumatisé par cette réplique : "Il m’a fallu 46 prises !"
"On commençait 6h du matin et j’avais fait n’importe quoi la veille au soir… Je me souviens que quand je me suis couché, dès que j’ai éteint la lumière, le téléphone a sonné. C’était le chauffeur qui m’attendait dehors, il était 6h10. Je me suis dit ‘oh m****’ !", a raconté le comédien actuellement à l’affiche du thriller Ballad of a Small Player sur Netflix. Une fois sur place, l’un des assistants-réalisateur, David H. Venghaus Jr., s’est exclamé en le voyant arriver : "Tu ne peux pas aller sur le plateau comme ça". Colin Farrell – dont le fils est malade – lui a alors demandé un paquet de 20 cigarettes et six boites de médicaments. "Deux années plus tard, j’étais en cure de désintoxication", tient-il à préciser avant de terminer son anecdote. "J’ai bu quelques bières et j’y suis allé, mais c’était terrible. Je n’oublierai jamais la réplique que je ne réussissais pas à dire. C’était la réplique qui ouvrait la scène, ma soeur était venue me demander si je voulais prendre l’air, mais je me suis dit que si je sortais, j’aurais encore plus de pression à mon retour. J’ai refusé… Il m’a fallu 46 prises ! Tom (Cruise) n’était pas très content de moi", avoue Colin Farrell, dont la réplique était compliquée au début de cette scène. En français, on pourrait la traduire par : "Je suis sûr que le mal a saisi le paradoxe fondamental de la méthodologie des meurtres avec préméditation".