Clovis Cornillac balance le nom du film qui l’a poussé à faire une pause au cinéma : “Il n’est pas réussi”

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:39
Isabelle Vautier / Starface
Déçu par la qualité de ce long-métrage, l'acteur avait décidé de mettre sa carrière entre parenthèses pendant plusieurs années pour se consacrer au théâtre.

Il a joué dans plus de soixante-dix longs-métrages depuis le début de sa carrière au cinéma en 1985 à l’âge de 17 ans. Quarante années de carrière plus tard, Clovis Cornillac dévoile le nom du film qu’il l’a poussé à quitter les plateaux de tournage…

Clovis Cornillac n’aime pas son film La Grande Boucle dont il joue le héros

Lors d’une interview accordée à Hervé Mathoux sur Europe 1 dans l’émission Formidables échecs, l’acteur a eu l’occasion de revenir sur les moments les plus compliqués de son parcours de comédien. C’est alors qu’il a évoqué une comédie de sa filmographie qu’il n’a pas eu besoin de nommer pour que l’on puisse l’identifier : il s’agit de La Grande Boucle de Laurent Tuel avec Ary Abittan et Bouli Lanners, sorti en 2013 et dont il tient le premier rôle. "J’ai été très déçu, très triste du résultat. Il y avait quelque chose dans le scénario que je trouvais vraiment chouette, que je trouvais tendre, que je trouvais intelligent. (…) Comme j’aime beaucoup le sport et que le vélo, je ne connaissais pas, c’est vrai qu’un peu égoïstement, je me suis dit : ‘je vais me préparer pour faire le film’", a d’abord raconté Clovis Cornillac. 

Déçu par le film, Clovis Cornillac a mis sa carrière au cinéma entre parenthèses

Ambitieux et déterminé, le comédien a tout donné et appris à faire du vélo en un temps record. Pour cela, il s’est même entouré des meilleurs : "J’ai fait 7 000 kilomètres en 3 mois, j’ai couru avec Bernard Hinault, avec Laurent Jalabert, avec Richard Virenque… J’ai vécu des choses qui étaient fortes, mais en fait les gens ne payent pas un billet pour que tu vives des choses fortes. Il faut qu’il y ait un film qui soit bien surtout. Et je pense que le film n’est pas réussi à mes yeux, et puis le public d’ailleurs ne l’a pas choisi non plus". Malheureusement, son dépassement de soi n’a pas payé, ni à l’écran, ni au box-office où seulement 260 000 spectateurs ont fait le déplacement. Abattu, Clovis Cornillac a quitté le cinéma pendant près de trois ans : "Je me suis dit : ‘je ne veux pas être aigri, je ne veux pas être un c*nnard, je ne veux pas en faire pour en faire’. J’ai fait stop et je suis retourné au théâtre, ça faisait longtemps que je n’y étais pas allé, avec un texte sublime qui s’appelle La Contrebasse".

Par
Hugo Mallais