« Cette tournée ne doit pas avoir lieu » : un collectif féministe s’oppose aux concerts de Patrick Bruel, accusé d’agressions sexuelles

Publié le 22 avril 2026 à 8:28
Urman Lionel/ABACA
Auprès de RTL, un collectif féministe appelle à l’annulation de la tournée de Patrick Bruel, en raison des accusations d’agressions sexuelles qui le visent. On vous en dit plus.

Depuis plusieurs semaines, Patrick Bruel est dans la tourmente. Car ces dernières semaines, plusieurs femmes ont accusé l’artiste d’avoir eu des comportements déplacés à leur égard – l’accusant même d’agressions sexuelles. Des accusations que le principal intéressé a niées, et dont il reste toujours présumé innocent. Mais s’il continue de se produire sur scène pour le plus grand plaisir de ses fans, cela n’a clairement pas plu au collectif Salon féministe qui, selon une récente information dévoilée par RTL, compte agir en lançant, ce mercredi 22 avril, une pétition afin de faire annuler les futures représentations du chanteur (dans le cadre de sa tournée Alors Regarde 35).

"Cette tournée ne doit pas avoir lieu", assure une militante féministe

En effet, au micro de nos confrères, Mathilde Marius, du collectif Salon féministe, s’est montrée très indignée par le fait que plusieurs municipalités aient encore permis à Patrick Bruel de chanter alors qu’il est visé par diverses accusations d’agressions sexuelles – certaines des plaignantes étaient même mineures lorsque les faits se seraient déroulés. "C’est la tournée de la honte ! On ne peut pas ignorer le témoignage de 19 femmes dénonçant des violences sexuelles et sexistes, pendant qu’un homme continue de se produire en bénéficiant d’une tribune hors norme", a-t-elle martelé. Avant d’ajouter, déterminée : "L’idée est claire : cette tournée ne doit pas avoir lieu. La justice doit pouvoir faire son travail sans que l’équilibre entre les plaignantes et l’accusé ne soit compromis."

Mathilde Marius se livre sur les demandes du collectif féministe

Durant sa prise de parole, Mathilde Marius (du collectif Salon féministe) s’est vite défendu de vouloir nuire volontairement à la carrière de l’artiste. Selon elle, ce n’est nullement l’objectif de leur projet. "La présomption d’innocence est essentielle pour nous, mais elle relève du droit et ne constitue pas un principe moral. Nous défendons avant tout le principe de précaution. Nous demandons donc qu’il se mette en retrait, afin de permettre à la justice de travailler sereinement, aux victimes de se reconstruire, et d’éviter que d’autres faits ne se produisent", a-t-elle ainsi précisé. 

Par
Léandro Carvalho