Après avoir indigné l’opinion public en s’opposant à l’inscription du droit à l’IVG dans la Constitution, Gérard Larcher a défendu son point de vue dans Quelle Époque ! sur France 2 ce samedi 3 février 2024 : "Le conseil constitutionnel en 2001 (…) a consacré cette protection du droit à l’avortement. Il faut que je sois attentif à ce que la Constitution ne devienne pas non plus une forme de catalogue de droits sociaux et sociétaux. Je réaffirme que je suis favorable à l’IVG. (…) Je veux vraiment que les téléspectateurs comprennent que j’ai été un militant de l’IVG et que je n’ai pas changé d’avis". Pourtant, quelques minutes plus tard, le président du Sénat a lui-même démontré que le droit de l’IVG en France est menacé : "Depuis dix ans, on a fermé 130 centres d’IVG. (…) Des jeunes femmes se voient donner de rendez-vous 10 à 12 semaine après et j’ai même 16 départements où il n’y a plus aucun gynécologue libéral. C’est ça, le vrai sujet".
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Selon lui, les conditions de l’application de l’IVG sont la priorité. "Mais ça n’empêche pas !", se sont impatientées les autres personnalités autour de la table. Héléna Noguerra, Léa Salamé, Marie s’infiltre, Christophe Dechavanne et le docteur Jimmy Mohamed n’ont pas caché leur désaccord avec l’homme politique. "Je ne comprends pas cette sorte de mesquinerie qu’il y aurait à inscrire un droit qui, malgré tout, reste un droit fragile et qu’on a acquis de façon très tardive et très difficilement. Aujourd’hui, on sait très bien que pour une femme, avorter – même ‘il y a un droit – est quelque chose de compliqué, qu’il y a beaucoup de personnes qui vont désinciter à cela. Donc je ne comprends pas pourquoi il y aurait ce petit côté un peu radin ‘euh la Constitution ce n’est pas tout et n’importe quoi’… C’est pas n’importe quoi, ce dont on parle ! On parle de la liberté d’une femme à disposer de son corps en toute sécurité", a d’ailleurs réagi Marie s’infiltre.