En octobre 2021, l’humoriste et acteur Ary Abittan a été placé en garde à vue à la suite d’une plainte pour viol formulée par une jeune femme qu’il fréquentaît occasionnellement. Initialement mis en examen et soumis à un contrôle judiciaire, il est rapidement passé au statut de témoin assisté. Après plusieurs mois d’instructions et malgré des éléments tels que des lésions, des traces de sang et un stress post-traumatique attesté chez la plaignante, la justice a prononcé un non-lieu le 3 avril 2024, décision confirmée en appel le 30 janvier 2025. L’acteur a clamé son innocence, affirmant sur le plateau de C à vous : "J’ai été innocenté trois fois".
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Ary Abittan parle de l’affaire du viol sur scène
Interviewé par nos confrères de Ciné Télé Revue à l’occasion de son retour sur scène pour un nouveau spectacle, le comédien s’est ainsi confié sur le fait qu’il a choisi de parler de cette affaire sur scène : "Ça aurait été étrange de ne pas en parler. En tant qu’artiste, je ne pouvais pas faire semblant ni faire comme si tout allait bien. Je n’évoque pas cette histoire pour qu’on me plaigne, mais pour reprendre la parole, toujours avec l’humour qui me caractérise. J’y évoque même ma garde à vue".
L’humoriste assure avoir été "purifié"
Il a également tenu à parler de sa sérénité concernant le fait qu’il a été blanchi par la justice. Sur le fait qu’il puisse être boycotté par le public, il a indiqué : "Evidemment, ça a fait partie de mes craintes. Mais en marchant dans la rue, j’ai reçu des témoignages d’affection qui m’ont beaucoup touché. En réalite, je n’avais pas peur d’être oublié en tant qu’artiste, mais plutot en tant qu’homme. Je ne voulais pas qu’on me réduise à cette rumeur". "Ce qui fait le plus mal, ce n’est pas le silence, c’est le regard des gens qui change. J’ai été innocenté à trois reprises par la justice. Elle a fait son travail. Aujourd’hui, j’aimerais reprendre le mien", a-t-il poursuivi. Puis de reprendre : "Cette affaire m’a traversé, mais elle ne m’a pas détruit. Elle m’a surtout purifié. Ce n’est pas un titre racoleur dans un journal qui définit l’homme que je suis".