L’humoriste Merwane Benlazar s’est récemment retrouvé au centre d’une vive polémique suite à sa participation à l’émission "C à vous" sur France 5. Le 31 janvier dernier, lors de cette apparition, sa tenue, une longue barbe, un bonnet et un pull ample ont suscité des critiques, certains y voyant des signes d’une affiliation salafiste… L’avocate Lara Fatimi a notamment déclaré sur Europe 1 que ces éléments vestimentaires "ont tout d’une tenue salafiste". En réponse, la ministre de la Culture, Rachida Dati, avait annoncé que Merwane Benlazar "ne sera plus à l’écran", même si elle avait précisé qu’aucun propos répréhensible n’avait été tenu lors de la chronique.
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L’humoriste répond
Malgré cette décision, France Inter a choisi de maintenir l’humoriste à l’antenne. Matthieu Noël, animateur de l’émission "Zoom Zoom Zen" où Merwane intervient chaque lundi, a affirmé : "Merwane est chez nous et restera chez nous". Face à la polémique, Merwane Benlazar a réagi avec humour en publiant sur Instagram une photo de son bonnet accompagné de la légende : "De la marque islamiste Zara, fabriqué en République islamique du Portugal. Glaçant". Il a également répondu par un sketch diffusé en ligne, où il tourne en dérision les critiques à son encontre.
Laura Felpin prend la défense de Marwane Benlazar
Laura Felpin a tenu de son côté à réagir dans une interview accordée ce lundi 31 mars à nos confrères de GQ. Alors qu’elle a révélé au cours de cet entretien être atteinte d’un cancer, l’humoriste et actrice a également voulu dire quelques mots au sujet de cette polémique et du fait que son ami a été la cible d’insultes islamophobes et d’une campagne de cyber-harcèlement… "Laura Felpin a fait partie des rares artistes à le soutenir publiquement", ont d’ailleurs tristement souligné nos confrères.
Et la jeune femme de déclarer : "C’est difficile de parler de politique quand on est artiste car on sait qu’on s’expose à une tornade de critiques rien qu’en ouvrant la bouche. Un mec met un pauvre bonnet, et vous êtes en train de dire qu’il va faire péter le Stade de France ? C’est une folie". "En restant silencieux, on permet à l’extrême droite de faire monter la sauce et de créer un débat insensé sur ce sujet. Donc j’ai tenu cette fois à prendre la parole", a-t-elle conclu.