C’est Cate Shortland qui avait réalisé le long-métrage Black Widow en 2021. Celui-ci mettait en scène l’actrice Scarlett Johansson dans le rôle-titre ainsi que la comédienne Florence Pugh, et il semble pourtant que le film aurait pu être extrêmement différent puisqu’une autre metteuse en scène avait été envisagée par les studios américains. À l’origine, il semble que ce fut la cinéaste argentine Lucrecia Martel qui semblait être en tête de liste de Marvel.
"Ils avaient contacté un grand nombre de femmes cinéastes pour réaliser Black Widow. Je n’aurais jamais imaginé que Marvel fasse appel à moi pour faire partie d’un tel ensemble. Je n’aurais jamais cru cela possible. J’aurais beaucoup aimé faire un film avec eux, mais il aurait fallu que je fasse quelque chose de personnel, avec des choses que j’aurais voulues voir dans cet univers." a-t-elle tout d’abord révélé au micro de The FilmStage.
La réalisatrice de 56 ans a également expliqué qu’elle avait déjà visionné des films Marvel, mais qu’elle ne semble pas les porter dans son coeur.
"Certains films Marvel sont disponibles dans les avions, ce qui fait que j’en ai vu quelques-uns. J’ai trouvé que le son dans ces films était d’une très pauvre qualité… (…) Les sons qui sont choisis pour être liés aux effets spéciaux, c’est très moche. Et la manière dont la musique est utilisée pour ces films est horrible." a-t-elle dit.
La cinéaste argentine avait déjà pris la parole contre les gros studios américains lors de son passage dans le podcast The Pioneer. "Les entreprises s’intéressent à des femmes cinéastes, mais elles pensent encore que les scènes d’action doivent être réalisées par des hommes."
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Black Widow est parvenue à récolter près de 380 millions de dollars de recettes dans le monde.
Ce n’est pas la première fois que Marvel est critiqué puisque la comédienne Tatiana Maslany (She-Hulk) avait osé attaquer le patron du groupe Bob Iger en ce qui concerne la grève qui sévit à Hollywood. "Je pense qu’il est complètement à côté de la plaque. Il est complètement déconnecté des travailleurs qui permettent à ses séries de voir le jour, qui font que les gens les regardent, qui lui apportent du public et de l’argent. Ayant travaillé sur une série Disney, je sais où on profite des gens. C’est scandaleux de constater la quantité de richesse qui n’est pas partagée avec ceux qui font les séries : l’équipe, les acteurs, les scénaristes", a-t-elle lancé