« C’est l’esprit gaulois de la France ! » : un membre de l’Académie française défend la grossièreté de Gérard Depardieu (VIDEO)

Publié le 27 décembre 2023 à 7:19
Interrogé mardi sur BFM TV, Jean-Marie Rouart, membre de l’Académie française, a expliqué pourquoi il avait signé la tribune prenant la défense de Gérard Depardieu. Un discours qui a fait polémique.

Après la famille Depardieu, ce sont une cinquantaine de personnalités qui ont décidé de sortir du silence pour prendre la défense de Gérard Depardieu. De Carla Bruni à Victoria Abril en passant par Benoît Poelvoorde, Clémentine Célarié ou encore Yvan Attal, tous ont accepté de signer il y a quelques jours une tribune dénonçant ce qu’ils considèrent comme du lynchage. "Lorsqu’on s’en prend ainsi à Gérard Depardieu, c’est l’art que l’on attaque. Par son génie d’acteur, Gérard Depardieu participe au rayonnement artistique de notre pays", clame ainsi ce texte. 

Parmi les signataires de cette lettre figure le romancier et essayiste Jean-Marie Rouart, membre de l’Académie française. Ce dernier a pris la parole mardi après-midi sur BFM TV pour défendre une nouvelle fois le comédien et le soutien public qu’il lui apporte. "Qu’importe le comportement, qu’il y ait de la grossièreté chez Gérard Depardieu, c’est un tel immense acteur, un tel génie. Est-ce que vous croyez que chez Rabelais, il n’y a pas de la grossièreté ?", a-t-il notamment affirmé.

"C’est l’esprit gaulois de la France, Qu’il y ait des critiques à lui faire sur sa vie privée, mais pourquoi en faire un débat public ? Pourquoi demander à faire des tribunaux populaires ? Il y a des tribunaux qui existent, que ces tribunaux fassent leur travail mais que ça n’intervienne pas dans l’image et dans l’œuvre", a-t-il poursuivi en soulignant qu’interdire les films de Depardieu serait, pour lui "un scandale". "Ça me fait penser aux gens qui tondaient les jeunes femmes à la Libération", a conclu l’Académicien.

Ses propos ont vivement réagir les internautes lorsque que BFM TV les a partagés sur X (anciennement Twitter). "Ce monde devient fou", "Seuls l’alcool ou l’âge peuvent expliquer de tels propos", "Cette déconnexion du réel est limite pathologique", "Le discours est abjecte", "On a compris qu’en France, vous aimez les violeurs", peut-on lire dans les commentaires.

 

Par
Clara Kolodny