“C’est le comble du mal” : La chanteuse SZA s’emporte après l’usage de l’une de ses chansons par la Maison Blanche

Mis à jour le 13 janvier 2026 à 15:33
PA Photos/ABACA
SZA a poussé un cri de colère contre l’administration Trump après avoir découvert que la Maison Blanche avait utilisé sans son accord l’un de ses titres pour promouvoir les actions de l’ICE. 

La tension entre le monde de la musique américaine et l’administration Trump a franchi un nouveau cap. Après Sabrina Carpenter, c’est désormais SZA qui a dénoncé publiquement l’utilisation de l’un de ses titres par la Maison Blanche dans une vidéo de promotion de l’ICE, la police de l’immigration déployée dans plusieurs grandes villes américaines dans le cadre de la lutte contre "l’immigration illégale".

Une vidéo de la Maison Blanche qui détourne son œuvre

L’artiste n’a pas mâché ses mots après avoir constaté que la chanson Big Boy, issue d’un sketch du Saturday Night Live en 2022, accompagnait un message publié sur les réseaux sociaux le 8 décembre dernier, largement relayé par les médias. Sur X, ancien Twitter, elle s’est dite révoltée : "La Maison Blanche provoque volontairement la colère des artistes pour faire de la promotion gratuite, c’est le comble du mal". SZA a également fustigé les "tactiques de choc et de destruction" de l’administration Trump.

Dans la séquence incriminée, des agents de l’ICE procèdent à des arrestations de migrants, pendant qu’une voix off détourne les paroles du morceau : "On nous dit que c’est la saison des menottes. Mauvaise nouvelle pour les étrangers en situation irrégulière et criminels. Excellente nouvelle pour l’Amérique". L’équipe de Donald Trump n’a pas tardé à répondre, avec une ironie assumée. Au média Variety, une porte-parole de la Maison Blanche a rétorqué : "Merci, SZA, d’avoir attiré encore plus l’attention sur le travail formidable accompli par les agents de l’ICE américains en arrêtant des criminels dangereux étrangers en situation irrégulière dans les communautés américaines". 

Une polémique qui se répète…

Ce n’est pas un cas isolé. Quelques jours plus tôt, une autre superstar de la pop, Sabrina Carpenter, avait découvert à son tour que la Maison Blanche avait utilisé l’un de ses titres dans une vidéo officielle vantant des opérations de police migratoire. Le morceau Juno, sorti en 2024, servait de fond sonore à une séquence montrant des arrestations menées par des agents fédéraux, entrecoupées d’images de manifestants protestant contre l’ICE. Outrée, la chanteuse avait réagi fermement : "Cette vidéo est malveillante et répugnante. Ne m’associez jamais, moi ou ma musique, à votre programme politique inhumain"

La réponse d’Abigail Jackson, porte-parole de la Maison Blanche, avait été tout aussi tranchante. "Nous ne nous excuserons pas d’expulser de notre pays des meurtriers, violeurs et pédophiles, criminels dangereux entrés illégalement", avait-elle déclaré, allant jusqu’à qualifier de "stupide" toute personne s’opposant à la politique migratoire mise en avant. En quelques jours, deux voix majeures de la scène musicale américaine ont dénoncé une appropriation politique de leur œuvre sans consentement, une stratégie qui semble assumée par l’équipe Trump, déterminée à utiliser l’impact culturel de ces artistes tout en ridiculisant leurs protestations…

Par
Kahina Boudjidj