« C’est lamentable », « scandaleux » : Christine Kelly porte plainte contre l’écologiste Marine Tondelier et défend CNEWS (VIDEO)

Publié le 7 juillet 2023 à 12:03
L'animatrice de "Face à l'info" a défendu bec et ongles CNEWS, accusée de promouvoir le néonazisme par Marine Tondelier, ce vendredi 7 juillet 2023.

Ce vendredi 7 juillet 2023 face au controversé Jean-Marc Morandini sur CNEWS, Christine Kelly a confirmé que, "pour soutenir" Marc Menant, elle avait décidé de porter plainte avec lui contre Marine Tondelier, secrétaire nationale d’Europe Écologie – Les Verts, qui a accusé CNEWS de véhiculer "une idéologie néonazie". "Dans mon émission, Face à l’info, Marc Menant avait fait une sortie très émouvante – il était au bord des larmes – en expliquant que son père avait été déporté, et qu’il sait ce que c’est le nazisme. On est loin de l’idéologie nazie ou néonazie", a ajouté la présentatrice.

Christine Kelly a ensuite tenu un discours de défense avec des arguments qui ne correspondent pas tout à fait à la réalité, notamment concernant la pluralité des opinions sur CNEWS. "Ce qui est lamentable, c’est de voir que plus un média donne la parole à tous, plus il est critiqué en disant qu’il ne donne pas la parole à tous (…). On est en train de jeter de l’huile sur le feu, de mettre une étiquette néonazie sur une chaîne pour pouvoir la condamner ? (…) En tant qu’ex-membre du CSA, je trouve scandaleux de laisser passer ça ! Comment ce fait-il que dans une démocratie, ce serait possible ? Vous ne pensez pas que l’Arcom aurait déjà fait quelque chose ?", s’est insurgée Christine Kelly, haussant le ton, trouvant inacceptable également que l’on insinue que CNEWS veuille "donner au téléspectateur une seule idée à penser". S’il est évident que le néonazisme ne règne pas sur la chaîne, nous nous devons justement de rappeler que CNEWS a régulièrement, ces dernières années, été rappelée à son devoir de diversité des opinions par l’Arcom, qui comptabilisait un temps de parole déséquilibré sur son antenne au profit de l’extrême-droite, et pas seulement pendant les périodes électorales. Pascal Praud avait même exprimé son agacement en ne pouvant pas rediffuser un discours de Marion Maréchal le mois dernier, à cause du respect de l’équité des temps de parole imposé par l’Arcom. "Nous avons explosé les compteurs", avait-il reconnu à l’antenne en parlant du temps de parole de l’extrême droite. 

"Encore ce matin, je regardais l’émission de Pascal Praud : tout le monde y donne son avis, des avis différents", a insisté Christine Kelly. C’est justement parce que l’Arcom fait son travail et oblige les chaînes à se plier aux règles, puisqu’en août 2021, CNEWS a reçu une mise en demeure de l’Arcom pour "absence de diversité des points de vue exprimés" dans deux émissions de Pascal Praud. Ce dernier n’a donc d’autre choix, aujourd’hui, que de donner la parole à des personnes ayant des opinions plus diverses. À noter qu’en mai 2022, l’Arcom a également mis CNEWS en demeure à deux reprises pour "manquement à l’obligation d’honnêteté et de rigueur de l’information" concernant une séquence révisionniste du 1er février 2022 à propos du ghetto de Varsovie et une séquence du 21 novembre 2021 niant la cinquième vague de la pandémie du Covid-19 mesurée par l’OMS.

Hugo Mallais

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