Quentin Tarantino n’en finit plus de faire parler de lui. Alors qu’il est en ce moment en train de préparer son dixième film intitulé The Movie Critic et dont le tournage devrait débuter à l’automne prochain, le réalisateur de Kill Bill a décidé de sortir les armes contre les plateformes de streaming et notamment Netflix.
“Je ne vise personne, mais apparemment, Netflix a payé Ryan Reynolds 50 millions pour un film, puis un deuxième, puis un troisième. Je ne connais aucun de ces films. Je ne les ai jamais vus. Je n’ai pas parlé avec l’agent de Ryan Reynolds, mais il doit se dire que c’est son prix. Tant mieux pour lui. Mais ces films-là n’ont pas marqué l’histoire. C’est comme s’ils n’avaient jamais existé.” a-t-il expliqué lors de son passage au 76ème Festival de Cannes.
Il semble que le cinéaste de 60 ans souhaite faire produire son prochain film par Sony, qui est l’un des rares studios à ne pas avoir plié devant les plateformes de streaming. "Ils sont attachés à l’expérience cinéma. Ils jugent le succès par le nombre de personnes assises sur un siège. Ils jugent du succès en voyant si leurs films marquent leur époque. Pas juste en dépensant une somme phénoménale pour ensuite le mettre sur une plateforme de streaming où personne ne sait qu’ils sont là.", a-t-il dit.
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Ce n’est pas la première fois que le réalisateur de Pulp Fiction s’en prend à un pan de l’industrie du cinéma. Il y a quelques mois, il avait pris pour cible les blockbusters Marvel. "Si ces films étaient sortis quand j’avais la vingtaine, j’aurais été totalement ravi et je les aurais adorés. Je veux dire qu’ils n’auraient pas été les seuls films faits. Ils auraient existé parmi d’autres films. Mais vous savez, j’ai presque 60 ans donc bon. Ils ne me passionnent pas trop", disait-il dans le podcast 2 Bears, 1 cave. Le cinéaste reprochait notamment à Hollywood de ne produire en grande majorité que des films de super-héros.
"Mon seul reproche à leur encontre est qu’ils semblent être les seuls films à se faire. Et la seule chose semblant générer un tant soit peu d’excitation auprès du public et du studio qui les fabrique. (…) Il n’y a pas vraiment beaucoup d’espace pour quoi que ce soit d’autre. C’est mon souci." avait-il exprimé.
MM