« Ce qu’on pourrait nous reprocher, c’est… » : le patron de M6 a pris sa décision concernant Stéphane Plaza

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 22:24
Nicolas de Tavernost a dévoilé les conclusions de l'enquête interne de M6 sur son animateur...

Après les témoignages parus dans Mediapart, deux plaintes pour "violences par conjoint" ont déposées par des ex-compagnes de Stéphane Plaza une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris. Ce lundi 6 novembre 2023, M6 a partagé les conclusions de son enquête interne et de celle du groupe de production Mediawan et annoncé sa décision concernant la place de son animateur à l’antenne. Sur  BFM Business, Nicolas de Tavernost a déclaré : "Ces deux enquêtes n’ont donné aucun élément qui justifierait une sanction contre Stéphane Plaza. Je dirais même au contraire que ses collègues l’appuient plutôt". Le dirigeant du groupe M6 assure que la chaîne a été réactive dès la parution des premières accusations dans Mediapart : "Le soir même, nous avons commandité une enquête avec tous les gens qui travaillent avec lui".

S’il soutient que M6 agit "toujours avec énormément de précaution", il ne souhaite pas réitérer les erreurs du passé : "Il nous est arrivé de mettre des personnalités importantes à l’arrêt, ça a été le cas d’un célèbre animateur d’Incroyable Talent (le juré Gilbert Rozon, ndlr). Ça a été le cas d’un acteur. Ce qu’on pourrait nous reprocher c’est peut-être d’être allés trop vite, ces deux personnes ont finalement obtenu un non-lieu". Mais ce dimanche 5 novembre sur France 5 dans C Médiatique, Sarah Brethes de Mediapart mettait en cause l’enquête enterne de Réservoir Prod (Maison à vendre) ainsi que celle de M6. Cette dernière a, selon elle, été "menée uniquement par la direction des ressources humaines, sans cabinet d’audit externe, sans représentant du personnel et les gens qui travaillent directement avec Stéphane Plaza n’ont pas été convoqués. Par ailleurs, certains ont été convoqués et ont émis un certain nombre de doléances qui n’apparaissent pas dans les conclusion de l’enquête interne". Il revient désormais à la justice de mettre en lumière la vérité sur ce dossier. "Il ne nous appartient pas de nous substituer ni à la police ni à la justice pour prendre une décision, nous attendons les conclusions de cette affaire", a d’ailleurs conclu Nicolas de Tavernost.

Par
Hugo Mallais