Fidèle à sa réputation, Booba a de nouveau enchaîné les clashs retentissants cette année. Celui contre Vald lui a valu des grosses tensions dans les coulisses des Francofolies, où il est arrivé sur scène avec 1h15 de retard, protégé par un cordon de CRS. Également en guerre contre l’agente de personnalités de la télé-réalité Magali Berdah qu’il accuse d’, le rappeur s’est vu bannir une nouvelle fois d’Instagram. Et alors qu’il vient de se mettre d’accord avec Rohff pour régler leurs dix années de différends sur un ring de boxe lors d’un combat qui pourrait faire grand bruit, Booba tente de dédramatiser son côté "sniper".
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Pour expliquer son goût du clash, Booba y fait un lien avec son enfance. "Je n’accepte pas l’injustice. (…) À 10 ans, je vais pour la première fois au Sénégal, à Gorée, je découvre l’esclavage, l’injustice, je suis révolté par le racisme. En plus ma mère est blanche…", se souvient l’artiste qui s’est exprimé ce vendredi 12 août dans Le Parisien. "Je suis joueur, je suis comme ça depuis gamin. Petit, j’étais charrieur à l’école. C’est de la rigolade. Quand je clashe Vald, je m’amuse", ajoute-t-il, reconnaissant d’ailleurs que ce dernier "écrit super bien".
Pourtant, plusieurs de ses rivalités ont fortement dégénéré au cours de ses 28 années de carrière. Il affirme même à nos confrères que sa violente bagarre contre Kaaris au milieu des passagers de l’aéroport d’Orly qui a tant fait scandale en août 2018 était inéluctable. "On savait qu’il serait là, on a tout fait pour l’éviter, car rater l’avion c’était rater un concert et un gros chèque. On a appelé des gars à lui… Mais on était dans le même avion. C’était perdu d’avance", explique-t-il à nos confrères. S’il a écopé 18 mois de prison avec sursis et 50 000 euros d’amende après cette rixe, Booba confie que cet incident a eu certains avantages pour sa carrière : "Je m’en serais bien passé, évidemment, mais j’ai pris ça comme une promo incroyable, que je n’aurais jamais pu me payer. Cela m’a fait connaître un peu partout". Espérons que personne n’y voit un exemple à suivre…
Hugo Mallais