BFM TV : accusé de manipulation médiatique pour soutenir Sarkozy, Marc-Olivier Fogiel défend « l’irréprochabilité de l’antenne »

Publié le 16 juillet 2024 à 15:03
Eliot Blondet/ABACAPRESS.COM
Accusé d’avoir pris part, avec certains cadres de BFM TV, à une opération "Sauver Sarkozy" en 2020, Marc-Olivier Fogiel a défendu le travail de la chaîne d’information ce mardi, lors d’une audition devant l’ARCOM pour le renouvellement de leur fréquence TNT.

L’heure du grand oral a sonné pour BFM TV. Ce mardi, les responsables de la chaîne d’information avaient en effet rendez-vous devant l’ARCOM (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique) pour défendre leur volonté de renouveler leur autorisation de diffusion sur la TNT alors que quinze fréquences doivent être réattribuées en 2025. Mais cette audition a aussi été l’occasion pour Marc-Olivier Fogiel, le Directeur Général de BFM TV, de répondre aux accusations de manipulation médiatique liées à l’affaire Sarkozy. 

Marc-Olivier Fogiel défend le travail de BFM TV 

Interrogé sur l’indépendance de BFM TV tant à propos du "pouvoir politique que vis-à-vis de l’actionnaire et du pouvoir politique", notamment après l’affaire Sarkozy, Marc-Olivier Fogiel a réfuté la moindre manipulation médiatique, démentant ainsi l es accusations de Médiapart dévoilées dans un récent article. Le site d’information a ainsi il y a quelques jours des échanges compromettants entre certains cadres de la chaîne, dont Ruth Elkrief et Marc-Olivier Fogiel, et l’attachée de presse de Nicolas Sarkozy en 2020 lors de la rétraction de Ziad Takiedinne dans l’affaire du financement libyen de la campagne présidentielle de Sarkozy en 2007. "Cette affaire illustre malgré nous ces relations en coulisses qui sont destinées à rester en coulisses. Moi, je suis le bouclier de toutes ces pressions quotidiennes de l’ensemble du personnel politique pour laisser la rédaction travailler en paix", a ainsi déclaré Marc-Olivier Fogiel. "Sur cette affaire Takieddine justement, l’antenne a été irréprochable. Elle a pu travailler et mettre en cause la rétractation de Takkedine, elle a pu recevoir les journalistes de Médiapart qui le mettaient en cause… Le service police et justice de BFM TV à ce moment-là a pu raconter les différentes rétractations de Takieddine", a-t-il ajouté.

Une rédaction "indépendante" pour Apolline de Malherbe

"Tous les journalistes qui travaillent avec des sources savent bien qu’on parle avec des sources d’une certaine manière, de cette façon à pouvoir continuer à travailler à côté sans faire interférence et ingérence. Pour cette affaire précisément, les échanges en coulisses avec l’attachée de presse de Nicolas Sarkozy a permis de travailler en toute indépendance de façon journalistiquement remarquable", a insisté le Directeur Général de BFM TV. Une version confirmée par Apolline de Malherbe, présente lors de cette audition. "Nous sommes farouchement indépendants et je peux témoigner que personne ne m’a jamais dicté quelles questions poser à un invité. Aucun ici à mes côtés ne m’a même demandé quelles questions j’allais poser. Nous jouissons d’une liberté totale et elle est précieuse, c’est ce qui garantit la relation de confiance avec les Français", a affirmé la journaliste.

Par
Clara Kolodny